Band 
Vol. I.
Seite
18
JPEG-Download
 

Voyez I*Carte

1H. VII.

Voyez laCarte

PJ. VII.

r8 GUERRE DE CÉSAR

fois, en partie par les Ufcitains, & en partie parles Jaccetains. (XI.) 11 yavoir au pied de la Colline fur la quelle Lérida est bâtie, un vieux pont depierre fur la Segre, dont les débordemens interrompoient souvent la com-munication avec le pays voisin, deforte que ce pont fut d’une grande im-portance pour ceux qui en étoient les maîtres.

Le poste que les Généraux de Pompée prirent pour s’assurerde la ville ôcdu pont, étoit fur une colline proche de Lérida au même endroit que l’onconnoit aujourd’hui fous le nom de Fort de Garden, à cause des fortifica-tions qu’on y a faites dans les derniers temps. (XII.) Le lieu étant déjà as-sez fort par son assiette, il leur étoit facile de le rendre inattaquable, moyen-nant les bons retranchemens, dont les Romains étoient accoutumés d’entou-rer leur camp, ôc dont la forme ordinaire de même que la grande pro-fondeur nous font aisément concevoir que le terrain a pû suffire au campe-ment d’une armée aussi nombreuse quel’étoit celle de ces deux Généraux, sur-tout en considérant qu’ils avoient placé des troupes dans la ville, & détachéune partie de leur infanterie Espagnole. L’enceinte de l’ancienne Ilerdan’étoit pas à beaucoup près aussi grande qu’elle l’est à présent; elle n’oc-cupoit que la hauteur, fur laquelle la Citadelle est bâtie. La colline quiest à côté, ôc qui sait une partie de la ville, n’étoit pour lors qu’unebute rase qui entrecoupent la plaine qui s’étend vers la montagne où étoitle camp.

Par cette position les Généraux de Pompée fe flattèrent de rester lesmaîtres des deux rives de la Segre jusqu’à son confluent à l’Ebre, de conser-ver la communication avec cette derniere riviere, ôc de tenir en même tempsen respect; une partie des villes ôc des peuples établis fur les bords de ces ri-vières. (XIII.)

Le pays à l’autre bord de la Cinca, que les Veseitains & les Vafconshabitoient, l’Arragonois ôc le Navarrois, étoient assez à l’abri de l’ennemi,vu qu’il n’étoit pas probable qu’en partant de la Provence, il eut voulu s e-loígner de la grande route le long de la mer, p our enfiler par fa droite lesmontagnes impraticables pour lors, ôc où la communication avec les Pro-vinces d’où venoient tous ses convois, auroit été de la plus grande difficulté.Cette même raison rassurant également Afranius pour son front, c’està dire pour le pays entre la Cinca & la Segre k du côté d’Urguel, il étoitsûr que l’ennemi, s’il vouloir venir à lui, seroit oblige de passer la Se-