2.L
GUERRE DE CÉSAR
V. monjournal de*principauxevéneraensarrivés dansles quatredernieresannéesavant la Re-forme duCalendrier.
>d Attic.Lib. VIII.F.p.
lib. X.Kp. r S. *t S.
Lib. X.Ep. n.
César ne fit partir ses troupes des quartiers qu’elles avoient dans les Gaules, qu’a-près le Sénatus Consulte donné le i 3» Novembre, par lequel on lui ordonna de les con-gédier, & partit déjà lui même de Rome le 17. Fevrier, pour aller en Espagne. Enfaisant donc attention à ce court espace de trois mois, on observera que ces légions deFabius, n’avoient pas le temps de se détourner de leur marche pour faire la guerre enItalie, & qu’elles ne pouvoïent pas se trouver déjà établies dans leurs quartiers d’hyverprès de Narbonne, lorsque César vint en personne les joindre. La lettre de Cicéronécrite à Atticus pendant le temps que Pompée n’avoit pas encore quitté l’Italie, meccette circonstance presque hors de doute. H y dit, que le bruit couroit, que Trebo-nius étoit repoussé dans les paíîàges des Pyrénées par les troupes d’Afranius, que Fa-bius avec ses Cohortes avoit paíïe du côté de ce Général, & que celui-ci s’avançoitavec une puiííànte armée vers les Gaules. Ces bruits étant en effet très faux, prouventdu moins que dans ce temps, les troupes de Fabius étoient déjà aux environs de Nar-bonne, où César les avoit fait passer, & qu’on íavoit que Trebonius avoit pris lemême chemin.
(ni.) pag. 5.
On voit par les lettres de Cicéron à Atticus que les Républicains ne croyoient'pasque César pût se réposer beaucoup sur la fidélité de ces nouvelles légions. Ils sou-doient même souvent leurs espérances fur leur défection. Cicéron parle de huit Co-hortes & de plusieurs autres répandues dans les quartiers, ou il se trouvoit pour lors,qui n’attendoient qu’un chef pour se réunir & se déclarer contre leur Général. Vexil-
10 opus est: convolabunt. Mais l’absence de Pompée & la consternation généralede ses partisans rendit inutiles les dispositions de ces troupes, qui s’affermirent peu àpeu dans leurs nouveaux engagemens, & rendirent des services considérables à César.
(IV.) pag- 7 -
C’est une des lettres de Cicéron à Atticus qui nous met au fait de cette cir-constance, à laquelle aucun des auteurs qui ont écrit fur l’hiitoire Romaine n’a faitattention. Des dix vieilles légions que César avoit, avant que la guerre civile éclatât,
11 en avoit rendu deux au Sénat, trois resterent en Italie après avoir obligé Pompée d’ensortir, & cinq furent employées dans la guerre en Espagne. Il faut donc que lestrois qui firent le siège de Marfeilles, ayent été de celles qu’il avoit nouvellement levéesen Italie. Cicéron le dit expressément. Legiones tnìm has , quas in Italia ajfumstt talicnistìmas este video. II se réjouiíloit de ce que ces nouvelles légions étoient trèsmal disposées pour César. Mais ce grand homme se mit à l’abri de leur mauvaise vo-lonté, en leur donnant Trebonius pour Général, & en ne les employant qu’au siègede Marfeilles.
Selon Orosius, César en partant de Rome fut joindre ses légions à Rimini. II ya de Rimini à Marfeilles, en calculant la distance des chemins fur les anciens Itinérairesprès de cinq cens trente sept milles Romaines. Ces trois légions avoient donc près de