GUERRE DE CÉSAR
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tête de faire face du côté de l’ennemi, & à l’autre de continuer de défiler der-rière celle - ci, jusqu’à ce qu’elle en fut entierement couverte. Elle s’arrêtaalors auífi, 6c fit front de f autre côté. Les deux légions addoífées ainsi l’uneà l’autre formerent un quarté long, dont les deux petits flancs pouvoientaisément être renforcés Sc prolongés selon la distance qu’on jugeoit à proposde laisser à dos entre les légions. (VII.) Une telle masse d'infanterie arméeauífi avantageusement qu elle letoit, 6c rangée fur une grande profondeur,présentant encore dans toute fa circonférence une ligne hérissée de pilons,ne fe laissa pas facilement renverser, surtout, dans ce temps où une si gran-de profondeur ne donnoit pas encore prise au ravage du canon, Sc où lebouclier garantissoit suffisamment le soldat des traits 6c des autres armes dejet. Si ce que Dion Cassius dit de la grande perte que souffrirent les trou-pes de César en cette occasion, est vrai, il faut que la cavalerie ennemie les aitatteint, avant que Plancus eut le temps d’achever fes dispositions, (VIII.) Se-lon le récit de Jules César, Plancus soutint fans aucun dérangement les atta-ques les plus violentes de la cavalerie, 6c résista même à celle de Pinfanteriequi ne tarda pas de survenir. II n’eít pourtant pas douteux qu’il n’eût suc-combé à la longue à la trop grande supériorité de fes ennemis, malgré la va-leur 6c la fermeté de fes troupes. Heureusement pour lui la bonne conduitede Fabius le délivra promptement de ces embarras, parceque dès le momentde la communication interrompue, il avoir fait partir la cavalerie vers l’au-tre pont, avec ordre de le pastèr 6c de rejoindre au plutôt possible les légions.Supposant même que l’ennemi ne manqueroit pas de profiter de l’occa-íion d’accabler fes troupes, il ordonna à deux autres légions de suivre lacavalerie, 6c de marcher en diligence a leurs secours. Comme il n’y avoit
que
Hue quum quotidiana consuetudine con- que conjimcîum habebat , Legiones IV. Equi-greffe, pabulatoribus prœsidio proprio , legiones tatumque omnem transjicit , duabusque Fabia-Fabians II. flmnen transitent, impedimentaque , nis occurrit Legionibus. Cujus adventu nun-U oninis equitatus sequeretur ; subito vi ven- ciato , L, Plancus qui Legionibus prxerat, ne-t or uni, aqiue magnitudine pons efl ìntcrrup- cejfaria re coacíus, locutn capit juperiorem, di-tus, C reliqua multitudo equitum interclufa. verfamque aciem in duas partes conjlituit ne abQuo cognito à Petreio cf Afranio ex aggere' equitatu circumiri pojjct.atque cratibus , quœ jlumine ferebantur , ce- Ita congrejjits impari numéro, magnas im-leriter suo Ponte Jfranius, qiiem oppido casiris- petiu Legionum equitatusque Jubftinet.