EN ESPAGNE .
Se c t. IL
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quadratum agmen dans la même signification que CeTar celui de triplici acie\ il n’y adonc pas de doute que ces expressions ne soient dans un certain sens équivalentes.
Pour mieux éclaircir encore cette matière, j’examinerai quelques marches célé-brés de l’antiquité au sujet desquelles les historiens font entré dans une forte de détail.
Ce font surtout celles que les généraux Romains exécutèrent en Afrique, dans la guer-re contre Jugurtha, que Saluste décrit, & qu’on a alléguées souvent sans en avoir bienconnu l’eíprit & l’ordonnance. Les Romains avoient alors dans ce Jugurtha un v. pi. V.
ennemi très leste & très rusé, qui connoissoit mieux qu’eux le terrain & qui nes’étudioit qu’à en profiter pour les attaquer dans tous leurs mouvemens. Jugurtha, in-formé une fois du deííèin qu’avoit Metellus de p aster la nviere de Muthul, íçut lui dé-rober plusieurs marches & gagner le temps de se mettre en embuscade sur son passage.
Les Romains avoient une haute montagne à franchir à environ six lieues du bord de cetterivière, & depuis, cette montagne jusqu’à la rivière, regnoit une longue Plaine, àcoté de laquelle étoit une rangée de Collines couvertes d oliviers, de myrthes &d autres arbres. Les collines étant impratiquables, le chemin ne palíoit que par laplaine. Jugurtha ayant donc partagé son armée en deux parties, se saisit de la plusconsidérable des Collines, qui étoient les plus voisines de la grande montagne, & s étantcaché autant qu’il étoit possible entre les bosquets & les vallées, il occupa avec ses ^ ^troupes une grande étendue de terrain. Bomilcar un des Généraux en qui il avoir leplus de confiance, fut détaché avec l’autre partie pour s embusquer dans les mentesCollines plus près de la rivière. Le deííèin de Jugurtha etoit, d attendre que les Ro-mains si,fient tous descendus de la montagne & de 1 occuper ensuite par un boncorps de troupes dès qu’il les auroit vû engagés dans la plaine ; en meme temps queBomilcar se seroit emparé des bords de la rivière, pour leur barrer le chemin de cecôté. Lui même épioit le montent le plus favorable pour sortir tout à coup de son em-buscade & fondre avec toutes ses forces fur l’ennenti pendant qu il seroit en marche.
Le rusé Africain qui n’avoit rien négligé pour réussir, se flattoit d avoir prépareaux Romains une autre journée de Thrasimène.
Metellus imtora les desseins & les préparatifs de son ennemi, mais comme il sedcfioit toujours de lui, il avoit fait les dispositions pour fa marche, de manière qu’ilétoit prêt à tout événement.
Son ordre de marche étoit exactement celui quej’ai expose d âpres Polybe, & quecet auteur dit avoir été en usage dans de pareilles occasions. Les légions marchoientPar manipules fur trois colonnes; ( i ) les Manipules étant plus forts que du temps de J* £ PlanPolybe à cause de 1 augmentation d’hommes qui s’étoit faite dans les légions depuis cetemps. L’avantgarde étoit composée des cohortes, choisies fur les légions que Po-lybe nomme des Extraordinaires auxquelles étoit jointe une partie de la cavalerie &des troupes d’Archers & de Frondeurs, qu’on avoit levées pour cette guerre ( - ) : & Me-tellus y étoit en personne. Marins étoit à l’arrièregarde avec la cavalerie Romaine.
Pour garantir les flancs de la marche, Metellus répartit la cavalerie des Alliés, íur le.s
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