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90 GUERRE DE C Ê $ 4 R

curer par ce moyen la prompte exécution des grands ouvrages qu’il s’étoit proposé defaire pour la íureté de íòn camp.

(XII.) pag. 37.

Ce'lar n’a pas dit de quelle manière il avoit ramené ses troupes derrière le folle-Ce font de ces manœuvres dans l’exécution desquelles les anciens suivoient certaine mé-thode généralement connue des militaires de ces temps & dont les historiens se difpen-iiT XLIV ^ Cnt conséquent de donner le détail en chaque rencontre. On trouve pourtant danS‘ 37> Y ' le récit que fait Tite Live de la guerre de Paul Emile contre Persée Roi de Macédoinedes circonstances très intéressantes qui regardent cette méthode que je rapporterai icicomme un très bon commentaire de mon texte.

Le Consul, s’étant approché de I’armée Macédonienne, après avoir fait de grandesmarches, prit la résolution, au lieu de Pattaquer d’abord, comme on l’avoitcrû, deprendre un camp en se présence. Les légions étoient rangées comme ici, fur trois lignes»mais encore dans l’elprit de Pancienne tactique; les Haítaires dans la prémiere, les Prin-ces dans la seconde, & les Triaires dans le corps de réserve. Les soutiers des légionspartirent les premiers pour tracer le camp à une petite distance, derrière Pendroit oìxParmée étoit en bataille ; ils furent immédiatement suivis des bagages, pour leur faireoccuper d’avance le poste qui leur étoit assigné dans le camp. Averti de Pexécutionde ses ordres à cet égard, il donna le signal aux Triaires dans la troisième ligne de défi-Tice Lïve 1 er vers le campement, & de s’y mettre d’abord au travail des rétranchemens. DanSYIÏ. 2-z. j a g uerre contre les Gaulois dont la République avoit confié la conduite au Consul Po-pilius Laenas, les Triaires rémuèrent à peine la terre, que Pennemi fondit si rapidement,fur les deux prémieres lignes qui étoient restées en bataille, qu’on n’eut pas mêmele temps de les faire revenir & que celles-ci furent obligées de soutenir seules le com-bat. Mais ayant l’avantage du terrain, elles n’en battirent pas moins les Gaulois.

Paul Emile voyant ici Pennemi tranquille dans Ion camp ne tarda pas à détacheraussi les Princes de la seconde ligne, pour marcher au camp & pour y travailler auxlignes conjointement avec les Triaires. II ne resta pour lors en bataille qu’avec les Has-taires observant attentivement la contenance de Persée. Mais voyant à la fin que celui-ci avoit aussi peu d’envie qu’Aframus en présence de César, d’en venir aux mains, il réso-lut de s’en aller avec se prémieie ligne, usent cependant toujours de grandes précautions,pour faire cette retraite avec tout 1 ordre possible. Ce furent d’abord les manipulesde la droite qui sc détachèrent de la ligne, suivis de ceux de la gauche, & ainsi la lignese raccourcissent par le départ successif des manipules des ailes, ceux du centre parti-rent les derniers. A la fin toute Pinfanteria légionaire ayant vuidé le front, il n’y eutque la cavalerie & les troupes legères qui demeurèrent encore à leurs postes ; & ce nefut que lorsque la ligne du camp, qui fit face à Pennemi, se trouva toute achevée, quele Consul les rappella aussi *). La pratique des Romains en cette occasion, dont le pas-

*) P aulusposiquammctata castra, impedimcn- pnmos fubduxir. demdeprincipes, stantibus in pri*taque collocata. arumadvertit,ex postrema aáeTriarios ma aeie hastvis , si quid hostis moveret ; postremo