EN ESPAGNE . Sect. III.
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de près, à revenir à la charge, à assaillir les ennemis dans leurs mar-ches,. & à les harceler plutôt .qu’à les combattre. L’Infanterie Romaineétant proprement une troupe pétante par rapport à ses armes & à son ordon-nance, faisoit peu d’usage des armes de jet & combattoit toujours de près.
Le soldat étoit par conséquent exercé à garder soigneusement ses rangs , me-rne lorsqu’en doublant le pas, il se hâtoit d’atteindre l’ennemi. C étoit uncrime que de dévancer la ligne sans ordre ou de courir à la débandade.
L y eut cependant plus d’une fois des rencontres pendant ces longues guerresd’Espagne, où les troupes Romaines furent mal menées par les Barbares, &où malgré leur discipline & leur fermeté elles succombèrent à la fin à l’opi-niatreté de leurs attaques. C’eft pourquoi pour ne pas refter en défaut avecdes pareils ennemis, les Généraux qui commandoient dans ce pays, s’étoientégalement prêtés à cette façon d’escarmoucher, & leurs soldats s’etoient ha- Ch -hitués à se débander dans l’occasion, à se jetter brusquement en avant par pe-tites troupes &. à se replier de même, sur le gros de la ligne , lorsqu ilsavoient le dessous. Mais les troupes de César n’étoient point du tout stiléesà ce genre de combat, ayant toujours eu en tête un ennemi acharne & prêt^ les accabler de toutes ses forces, de forte que presque dans chaque cam-pagne, elles avoient été dans la nécessité de livrer des batailles décisives,dont le succès dépendoit alors autant du bon ordre & de la discipline quede la valeur des légions. II arriva donc que gardant soigneusement leursrangs & combattant dans ce moment selon leur coutume, elles furent étran-gement déconcertées, lorsque les nouveaux renforts d’Afranius après avoirfait quelque détour par le revers de la montagne, se jettèrent à la débandadefur leurs flancs, & qu’elles se virent entamées de tous côtés. Non feule-flaent l’ardeur du combat se ralentit, mais bientôt la frayeur s’empara à un
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t amen ratio noflros perturbât , influes os hujus ge~neris pugnœ: circumiri enini Jefle abàperto late-re, procurrentibus Jingulis , arbitrabantur , ipjiautem Jùos or dine s Jervare , ne que ab flgnis díflcedere , ne que fine. gravi casu cutn locum , quetncqoerant , dìmitti. ccnfluerant oportcre* Itaquepe rturbatis antefignanis , legto , quœ in co cornuconfliterat, locumnonternitatque inproximumcollent flcfle recepit »