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GUERRE DE CÉSAR
hortes d’Afranius étoienc déjà repoussées. Vraisemblablement* elle n’au-rait pas été d’une grande utilité pendant le combat, où de part & d’autrel’infanteríe se trouva serrée & renfermée dans ce terrain singulièrementétroit, & où par conséquent on n’avoit rien à craindre ni pour les flancsni pour les derrières. Maintenant elle servit à couvrir la retraite & à empê-cher que l'ennemi ne s’avisât de la troubler par de petites troupes, com-me c’étoit fa coutume.
Ainsi sc termina ceçte journée remarquable: les deux partis s’en attribuè-rent Thonneur. Les troupes de César se vantèrent, d’avoir suffisamment ré-paré la honte du premier échec par un combat de cinq heures, soutenu con-tre un ennemi qui avoit favantagc du nombre & du terrain, de savoir dé-posté & mis en déroute l’épée à la main, Sc sous les murs d’une ville où il avoitgarnison. Afranius sc glorifia avec quelque raison, d avoir fait échouertoute f entreprise de César, de s’ttre maintenu dans le Poste qui étoit l’ob-jet de la dispute, & d’avoir défait f élite de ses troupes. Selon Dion Cassius,l’honneur de cette journée fut en entier pour Afranius, Sc César y fitune perte considérable. Celui-ci met lui même le nombre des tués dans lepremier combat, à soixante dix hommes, entre lesquels fut un officier dedistinction de la quatorzième légion, nommé Q. Fulginius, q ue fa valeur Scíà bonne conduite avoit fait passer par tous les grades ju.squ’à un des premierspostes de la légion (IV.). II ne fait pas mention de ceux qui avoientpardula vie dans la mêlée de la montagne deLenda, mais il fait monter le nombredes blessés à six cens. ' Du côté d’Afranius, il y eut f^TréÌTcZfar deux cens hommes de tues, parmi lesquels furent quatre centurions & leprémier Capitaine d’une légion nommé Titus Caxiiius. A juger de Topi-niâtreté de ces différens combats & du temps pendant lequel on sc battit, onne peut que s’étonner de la médiocrité de cette perte
Quelques raisons que César alléguât p oor r , ;kvcr le counI g e detroupes, on ne saurott clouter qu il n- fut bi en snobé, d’avoir manqué soncoup, d’autant plusqu't! s’étoir promis des avantages Inknis en cas de réussite.Comme -I s agissoit dans cette occasion, de survendre „„ poste important,d’y être cn force & de S y etaolir avant que l’ennemi fut à même de s’y oppo-ser, il paroit qu en choisissant la nuit pour l’exéention, il eu seroit venu plu-tôt à bout. Mais on voit que Césir, frappé trop vivement de la belle occa-sion que la négligence d’Aíramus sembloit lui stmrnit, voulut la saisir sans
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