Band 
Vol. I.
Seite
111
JPEG-Download
 

EN ESPAGNE . Sect. III.

m

Céíàr pourvût de même à la sure te de íès camps avec toute l’attention imaginable.

U plaçoit ordinairement deux cohortes de garde devant les portes du camp. Pendant DeBe) g«ison expédition dans la grande Bretagne, il se vit une fois dans la nécessité de marcher Lib.iv.promptement au secours d’une légion qui étoit allée au fourage. II se mit pour lors à Ch - J2 'la tête de ces deux cohortes de garde, & laissa l'ordre au camp de les remplacer inces-samment par deux autres. Lorsqu’il avoit de grandes armées fous ses ordres, & qu’ilav oit un ennemi hardi & redoutable en tête, il ne se contenta pas de deux cohortes. IIY en eut trois qui monterent la garde dans son camp près de Ruspina en Afrique, & Bel. Afr.quelquefois il fit rester jusqu’à deux légions fous les armes devant le camp; comme on at-a vû q u ’il fit à Gennabum, & dans cette même campagne contre Vercingentorix lors- Bel - Gd.qu il fit le íiege d’Avaricum. VI1 ’ ***

(III.) pag. 99.

De lordonnance des troupes Romaines» & de la manière de les sou-tenir les unes par les autres.

II se livra proprement trois différons combats dans cette journée : le prémier furla colline dont César vouloit s’emparer, & où ses troupes furent repoussées & misés enfuite ; le second, lorsqu’il fut avec la neuvième légion s’opposer à senne mi, qui pour-fuivoit chaudement les fuyards ; & le troisième fur la montagne & fous les murs de lav ille de Lerida; celui-ci fut le plus sanglant &le plus opiniâtre de tous. On voit que Césartrouve dans la nature du terrain & dans le genre du combat, auquel ses soldats n’étoientpas accoutumés la cause de leur défaite dans le prémier combat. II marcha ensuite ausecours des siens avec la neuvième légion. Il n’eft pas dit dans quel ordre elle s’avançac °ntre l’ennemi : mais il n’ess pas douteux, que les fuyards ne se soyent écoulés en par-tle par les intervalles d’une cohorte à l’autre, & en partie le long des flancs, pourlaisser le front libre à la légion qui marchoit à leur secours. On auroit de la peine às imaginer qu’épars & effrayés ils eussent pu passer par files dans le corps des cohortes,

^ se présenter de nouveau avec elles à l’ennemi.

Les circonstances étoient différentes dans faction qui se paíîà fur la montagne de Leri-a > °ù les soldats de cette neuvième légion resserrés de deux cotés parles précipices, nepouvoient s’étendre que fur un petit front. On n’a certainement pas besoin de beaucoup, e sagacité, pour deviner, que les troupes que César envoyoit à leur secours, durentS lntT °duire p ar fil es f pour prendre part à faction & pour la soutenir. C’étoit le pro-P s e des troupes Romaines, que d’avoir les coudées franches dans le combat, comme0 > e & tant d’autres après lui font remarqué. Aussi chaque soldat occupant sixF en t °utsens, les files pouvoient être aííèz ouvertes, pour donner passage à ceux,qm venoient au f ecours & q U i remplacoient les blessés & les soldats qui étoient fur lesents. . ans les actions un p eu vigoureuses, il falloit bien que le nombre de ces derniersJub et ° îent contraints de quitter la troupe, fut assez considérable. Ainsi la cavalerie deà * a y anc enveloppé la petite armée de Curion en Afrique, Céíàr dit que les soldats