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Vol. I.
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EN ESPAGNE.

Sec t. III.

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tjue décrit Hirtius Si le Chevalier avoir fait attention à ce que dit César des ma-nœuvres de ceux qu’Arioviste destina à cet usage, il n’auroit certainement pas pensé àîes appliquer aux évolutions par hies. Les Cavaliers dit-il, se replioient sur ces fan-tajjins. Ad hos se équités recipiebant. Ils n’étoient donc pas mêlés ensemble. Il yajoute : là ou il y avoit du danger , ils s'attroupoient promptement. Si quelque c a- Bel. Gai. r.valier grièvement blessé tomboit du cheval, ils Ventouraient & dans les occasions 4&-°ù il fallait se porter promptement en avant ou se retirer , ils etoìent f bien exercesy u’ ils égal oient la course des chevaux , en se tenant quelquefois à leurs crins *).

Toutes ces circonstances ne prouvent pas qu a 1 exemple dArioviste, comme Mr. leChevalier le dit, César ait fait entrer ces fantaliins par files dans les escadrons pourles fai re combattre ensemble. II paroit du moins que toute leur action n’a pas le moin-dre rapport à celle de l’infanterie, qui pour remplacer une prémiere ligne, s’y introduitPar files.

le comprens encore moins comment-il a pu provoquer à la bataille de Munda. Hn ’y a pourtant pas dans le récit de l’historien de la guerre de l’Efpagne, le moindre vesti-ge de cette pratique des Romains qu’il a prise à tâche de prouver. Les ennemis, dit OK- Z t.l'historien, se battirent avec une valeur extraordinaire, de sorte que tout étant engagéìl ri y avoit pas moyen de faire pajser une troupe au secours de l’autre, **) commedans l’armée de Pompée, où il avoit dit peu avant qu’on avoit fait marcher une lé-gion de la gauche à la droite. Le vers d’Ennius: pes pede teritur, armis terunturfí rma : on se battoit pied à pied, & main a main, est allégué dans la fuite du récit,

Niais l e Chevalier a trouvé à propos de le faire précéder dans son allégation, pourdonner quelque air de vraisemblance à son explication, sans s’aperçevoir que, fí lesfiles s’étoient réellement fi fort ferrées dans faction, que les autres n enflent pasPu s'insinuer, il en feroit résulté n é c e fiai renient dans la ligne de grands vuides, quiN auraient pas seulement permis mais exigé même l’arri vée d’autres troupes pour les remplir.

C'est ainsi que ce nouveau Végece fait ses recherches d’antiquités militaires- Mais} avoue auíîì que ces méprises font bien pardonnables a un auteur qui poííede d auffibeaux secrets en fait de tactique. Je ne joins pas moins mes prières a celles d’autres mili-taires pour qu’il prenne la peine de résoudre lui même les problèmes qu’il propose a cetteoccaíion. R e st trop important de savoir qu’en rangeant des troupes stir autant deprofondeur, que les anciens Pont fait, on ne court aucun risque fous le feu du canon,

<fue le danger n’en est que dans l’opinion. Pourvu qu’on soit au fait de ces heureuses,découvertes, st importe bien peu qu’il étaye fa théorie fur la pratique heureuse des Ro-t^ains & st es Grecs. S’il est possible, il s’en trouvera qui le feront pour lui.

*) Curn kis ln pleins V ersabantur : ad hos Je

quites recipiebant : > Jiq Ul J e ’ ra t durius, concur-

* ant, (i quis graviore vulnere accepta, equo déci-mât circumjtfíebant. Sl qua erat longius pro-n un, aut celerius reapi en j um * tanta. erat bo-

ni tn , exercitatione celeritasut, iubis. equorum fub-levati, curfum adœquarent ..

* i ) At ii eximia virtuteproeliumsacere inci-piunt, ut locus in acie ad subsidium veniundi nomdaretur.

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