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Vol. I.
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EN ESPAGNE. Sect. III.

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tes, il ri 1 en résulta pas delà que F ordonnance des manipules fut entitrement sup-primée; du moins en a- 1 -on pu faire usage dans les affaires du détail. La mamered’argumenter de Mr. le Chevalier est des plus extraordinaires. Inexistence des manipulesdu temps de César est hors de doute, & íì les passages cités par le Chevalier ne le prou-voient pas, il suffiroit d’alleguer celui ou César en parlant des légions qui tomberentfous son pouvoir après la prise deCoríìnium, & que Curion transporta en Afrique, ditqu’on n’y avoit changé que quelques Centurions, qu’au reste le merne ordre des cohor-tes & les mêmes manipules subíìstoient comme autre fois, adeo ut paucis mutatis cen-turionibus, iidern ordines manipulique consiarent. II falloit bien aussi que les cohor-tes eussent leurs divisions & leurs subdivisions, comme nos bataillons l’ont aujour-d’hui. Mais, si les auteurs les nomment dans l’occasion, quel autre qu’un ChevalierLolooz peut en tirer la conséquence, que Tordre de bataille par manipules, ou en quin-conce eut encore lieu ? Si dans le récit de quelque bataille de notre temps, on parloirde certain nombre de Compagnies, détachées ou placées quelque part, personne n’enconcluroit que toute Farinée étoit rangée par compagnies avec des intervalles égaux à leursfronts. II est toujours très certain, qu’on n’a pas un seul exemple dans ces dernierstemps de la République, que les légions fe foyent autrement mises en bataille que parcohortes. Cependant si un officier détaché avec une feule cohorte, jugeoit à propos defe former fur trois corps, il devoir naturellement, la cohorte étant composée de troismanipules, se conformer pour lors à cette division. On n’a pas d’exemples de pa-reilles dispositions pour les affaires de détail, mais, s’il y en avoit, ils ne prouve-roient du moins rien contre Tentière abolition de Tordonnance par manipules, quetoute Thistoire militaire de ces temps atteste fans exception.

Mr. le Chevalier fe félicitant comme d’une grande & singulière découverte d’a-v oir trouvé des manipules dans les Commentaires de César, n’a pas certainement bonnegrâce de s’écrier avec emphase: combien n’a-1-on pas perdu d’ancre & de papiera disputer sur les différentes époques, des manipules & des cohortes? Certainement°n en eut perdu en argumentant comme il vient de le faire. II a donc beau souhaiterqu’on applique ses réflexions à la tactique moderne, & qu’on fasse imiter les manoeu-vres qui ont fait triompher les Amilcars, les Scipions, & les Epaminondas. U me pa-r oit qu’il faut commencer par connoître ces manoeuvres fans citer Cinicus L. 6 . de re mi-litari qui est perdu & dont le peu de paroles qu’Aules Celle nous a conservées fur ce su-J et , n’ont rien de commun avec les manœuvres de ces trois grands généraux.

(V.) pag. 103.

On lit dans la plupart des éditions des commentaires de Céíàr: tempus erat annìdifficillìmum q UO neque frumenta in herbis erant , neque multum a maturitare obérant ;ce qu on a rendu dans la nouvelle traduction françoise : on étoit outre cela dans la fai-son del anneelapi us incommode: les bleds ríêtoìent plus en herbe, parceque le tempsde leur maturité app roc h Q ii . De la manière dont ces paroles font rendues en fran-ǰis, la contradiction que les commentaires y ont trouvée, disparoit ; parceque le bled

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