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Vol. I.
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G U E R R E DE CÉSAR

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cesse d’être en herbes, lorsqu’il approche de fa maturité. Cette traduction est con-forme aux paroles du texte, aussi bien que l’autre qui rendoit les mots, quo neque fru-menta ìn herbis erant , par le bled qui n'étoit pas encore en herbe, Lc qui donnoitlieu à ce contresens, qui avoit embarrassé les savans.

Cependant comme il y a dans quelques manuscrits frumenta neque inhibernis erant,je n’hésite pas d’admettre cette dernière leçon, dont le sens paroit être plus conformeà l’intention de fauteur & aux circonstances. Comme le temps de la récolté, auroit-il ditalors, n’étoit pas fort éloigné, les habitans n’avoient plus beaucoup de provisions degrains dans leurs granges, en ayant subsisté pendant saunée, & se fiant sur la prochainerécolté pour en amasser du nouveau.

(VI.) pag. 104.

Suetone en parlant del’extrême célérité avec laquelle César étoit accoutumé de voya-ger, dit, que, s’il se voyoit arrêté en chemin par des rivières, il se servoit de peauxc *“"° n enflées sur lesquelles il les passoit en nageant, innixus inflatis utribus. On trouve dans

* ’ 57 ' les notes de Casaubon sur ce passage & dans les commentaires de Mr. de Folardsur Poly-

T °ég ^ be plusieurs particularités fur ces outres, & íur l’usage qu’on en faisoit pour le passagé desP rivières. Aujourd’hui encore les habitans des bords de PEuphrate, ont conservé la coutu-

me de passer ce fleuve sur des pareilles peaux enflées. La description que Mr. Drumonden fait dans ses voyages explique cette pratique. Ces outres ne font autre chose dit-il, qu une peau de chevre, dont on a ôté la tête &les pieds. On en a bouché & ’ cousuexactement toutes les ouvertures, à l'exception de celle d'une jambe, dans laquelleun homme souffle, jusqu'à ce qu'elle soit remplie (Pair & bien tendue: ensuite il tor-tille la peau de cette jambe & la lie bien serre. Cette préparation étant faite il se dé-pouillé tout nu & sait un fagot de ses habits qu'il attache & jette fur ses épaules,comme les crochets d’un porte faix, & posant son corps à plat fur Poutre, il remueles pieds, & se gouverne avec les mains, de manière qu'il peut faire un trajet consi-dérable fur la rivière. H paroit à 1 éditeur de ce voyage, que cette pratique leur estAmen F.x- restée des temps d’Alexandre qui dans fa poursuite de Bessus, fit passer cette rivièrerb à ses soldats sur des P eaUX qui aVO,ent lervl d couvrir les tentes & qu’on avoit remplies de1 19. ' paille. Cette rivière n’étoit pas PEuphrate,^ mais l’Oxus qui descend .du mont Caucase.Ibid Líb. I. àrien fait encore mention du pafíàge de 1 Ister qu Alexandre exécuta en partie sur desCh. 3. peaux enflées.