GUERRE DE CESAR
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de personnes, qui nes’étoient pas encore déclarées, prirent pour lors ouver-tement le parti de Pompée & se mirent en chemin pour aller le trouveren Epire, afin de ne pasparoître avoir attendu l’événement, ou s’être déclaréct- 53* les derniers. Cicéron qui s’étoit déjà embarqué avant l’arrivé de ces nouvel-les, évita par là le soupçon d’avoir été comme les autres la dupe de ces espé-rances prématurées.
II faut cependant que les nouvelles qu’on répandit pour lors de la fâcheuseposition de César, ayent été bien outrées pour avoir pu faire croire qu'unGénéral aussi entreprenant, aussi habile & aussi ferme que lui, fut déjà ré-duit à l’extrêmité. Ses embarras n’étoient pourtant que momentanés. Ledébordement des rivières les avoit occasionnés, & on ne pouvoit pas igno-rer, qu’áu bout d’un certain nombre de jours, les eaux s’écoulent d’ellesmêmes, & qu’après cela les rivières redeviennent presque partout guéables &propres à porter des ponts. La communication rétablie, César n’avoit plusà craindre la disette des vivres. II pouvoit pour lors recueillir fans difficultéles convoys qu’il attendoit de tous côtés, & fa supériorité en cavalerie luiassùroit en même temps toutes les grandes ressources du plat-pays très riche& três abondant. S’agiíîoit-il de se conserver la bonne volonté des trou-pes pendant cette disette; aucun Général n’avoit jamais eû des soldatsplus sideles ni plus propres à braver la misere, la faim & la mort.
Au reste son armée n’avoit pas encore été entamée. Elle avoit même I
donné le défi à l’ennemi, qui n avoit pas osé l’accepter. Mais vraisembla-blement on avoit exaggéré les avantages du premier combat & mandé àRome comme certaine la perte du grand convoi. On remarque générale-ment que les Romains de ce temps, se firent plus d’une fois de honteuses illu-sions fur les circonstances de cette guerre, dont ils furent en même temps& les dupes & les viâirues. j
ud Afranium, magnagratuhitioncs fichant ; mul- ne eventum bellì exspeclajfe mit ex omnibus no~ti ex Italia ad Cn. Pompeium profàjcebantur ; vijjtmi venijje viderentur «atìi , ut principes talem mmtium attuìijje ; alii