Band 
Vol. I.
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133
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EN ESPAGNE.

Se ct. IV.

J 33

PREUVES et OBSERVATIONS.

(I.) pag. jzj.

Des Equipages des Armées Romaines.

I I y a dans le texte : Equités ex Gallìa cum multis carris magnisque impedimen -tis, ut sert Gallica consuetudo & c. 11 y eut des cavaliers des Gaules, avec beau-£ oup de chariots, & une grande quantité de bagages, comme de ft la coutume des Gau-l°is. Le mot carrai, ou carrum, qui dénote certaine espece de chariots à quatrer °ues, est d’une origine Gauloise ou allemande, de même que celui de carrago que^ es auteurs des vies des Empe'reurs ont employe's quelquefois pour désigner une barri-Ca de de chariots & ce qu’on nomme un \Vagenburg, dont les Scythes & d’autressi ations barbares se sont fait quelquefois une reflòurce.

Selon ce que César dit ici, à'toi t la coutume des Gaulois, de traîner après eux ungrand train d’équipages & de chariots. Chez les anciens rien ne caracterisoit mieux une ar-stìee mal disciplinée, telles qu’étoient íbuvent celles des nations barbares, que d’enàre chargées au dela du néceílaire. Les loix militaires des Romains étoient des plusPrécises fur cet objet, elles retranchoient tout ce qui étoit de trop, & qui ne répondoitpas à la grande frugalité de Pancienne République. Mais comme de tout temps lestommes ont été portés à chercher leurs aises, même aux dépens du bien général, lesRomains s’écarterent de même très souvent de ces sages ordonnances, de forte qu’il fal-loit de temps en temps des Généraux, tels que Scipion, Paul Emile, Metellus & Ma-riUs > pour les remettre en vigueur & pour corriger les abus auxquels Pindulgence desav >tres chefs avoir donné lieu. Non obstant que ces abus étoient plus grands & plus fré-^uens du temps des Guerres civiles, où l’autorité que les Généraux exerçoient fur leurstroupes étoit souvent précaire, on n’osoit pas cependant toucher aux anciens Régle-lîlen s établis pour cet objet & ils n’avoient pas moins force de loi. Ainsi César mé-content de la conduite de plusieurs officiers de ses légions, & résolu de s’en défaire, neManqua pas, pourrévêtir leur cassation des formalités du droit, d’alléguer comme undes principaux motifs de l’arrêt qu’il prononça contre eux, la trop grande quantitééquipages dont ils avoient chargé contre les loix, les vaisseaux qui les avoient trans-portés en Afrique.

Selon Plutarque, Pompée avant levé en très peu de temps trois légions pour le ser-VlCe de Sylla, eut foin avant de se mettre en marche, d’assembler les vivres, les baga-g es > les bêtes de somme & les chariots nécessaires. On lit aussi en disse'rens endroits^ te R* ve > que de nouvelles légions étant mises fur pied, le Sénat chargea Pun ou l’au-tre es Magist rat:Sj à pourvoir aux armes, aux vivres & à tout ce dont elles avoient be-^ poui entrer e n campagne. La nécrilité de procurer en tout temps & en tout lieuvmes aux ar mées, paroít avoir principalement exigé Pusage & Pemploi de cha-

SchefTer Jere Vehic.II.28. p. 327.

Pollion.

Gallicn

Ch. 13.

Vopise.'

Aurel.

Ch. L.

Hist. de Bel.Afr. Ch. 5 3.&- S4Plutarquidans la ritdc Pompée.

R 3