GUERRE DE CÉSAR
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que besoin qu’on en eut, plutôt que d’en embarrasser la marche. Onavûqu’on avoit mê-me laissé en arrière dans cette occasion les chariots qui portoient les moulins, de sortsque le soldat ne sachant pas moudre son blé s’en trouva fort mal dans la fuite. Iln’y eutpas non plus de chariots à Farinée de Crassus pendant la malheureuse retraite qu’elle si cdevant les Parthes. On se vit ainsi dans la nécessité d’abandonner fur le champ de ba-taille plus de quatre mille blessés faute de moyens de les transporter; les bêtes de forums• étant ou crevées pour la plupart, ou employées au transport du peu de vivres dont onavoit besoin pour empêcher les troupes dépérir absolument de faim. II paroit qu’oneut autre fois des chariots dans les armées Grecques, vû que Philippe qui eut de* r ° n “ n grandes guerres à soutenir contre les Romains, en défendit premierement Pufage àCh. 1. & & leur exemple.
Quelque foin que les anciens ayent pris, pour alléger leurs marches, il ne leur étoitcependant pas possible de bannir entièrement les chariots de leurs armées. Lorsqu’ils fu-rent obligés de se faire suivre par les machines de guerre, il fallut bien qu’ils eussentrecours au chariage, & si Marc - Antoine avoit pû en charger ses bêtes de somme, dn’est pas vraisemblable, qu’il les eut laissées en arrière. Ainsi quoiqu’on en fabriquât laplus grande partie fur les lieux mêmes & qu’on se sit ressource de tous les bois des environs»il n’en falloit pas moins un grand attirail d’instrumens, de forges & de beaucoup deferraille, qu’on étoit toujours contraint de porter fur des chariots. Scipion faisant laTíte Lîve descente en Afrique ; y débarqua d’abord un bon train de machines de guerre. S’étantXXXV. 2?. en p u ; te proposé de faire le siège d’Utique, il en fitvenir encore de la Sicile, Lc renferma enmême temps plusieurs habiles ouvriers, qu’il avoit fait venir exprès, dans l’attelier ordi-naire du camp pour y en fabriquer d’autres *). Cependant comme on ne fit querarement usage dans les batailles des machines de guerre, on ne lait pas avec certitu-de si ces fortes de trains accompagnoient communément les armées. On n’en voit pasde traces dans les campagnes de Céíar. Du .temps des Empereurs & siir tout vers sisLib. II. derniers temps, chaque légion avoit ses propres machines. Végéce dit, qu’il y eut au-Ch ' 2Î ’ tant de Carrobaliftes ou de ces machines qu on trainoit íur des chariots que de cen-turies dans la légion, & autant d Onagres, que de cohortes.
Títe Live Ee soldat Romain, dès qu’il étoit enrôlé, achetoit ses armes à ses propres frais»
XL 1 I. 52. à fi t ] ans | e cours de la guerre, il s en calsoit ou perdoit, on lui en fourniísoit d’au-Fdlybe VI. à depôt, en lui en retranchant le prix sur sa paye. II y avoit à cet efìet dans leS3 ' r ‘ provinces, des eípeces d’aríenaux, ylrmaïïientarìa, d’où on les tiroit dans le besoin-mais lorsqu’on étoit obligé de s’éloigner de ces magazins d’armes, pendant les expé-ditions qu’on faisoit dans le pays ennemi, il falloit nécesiàirement que des chariots char-gés d’armes de toute elpece suivissent les armées. En réfléchissant seulement à la ma-nière ordinaire de jetter dans les combats des Pilons, cette groílè & pesante arme don c
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*) Tormenta machinas qu t & adduxerat Jecutn 9 W aYmamcntario malus tahutn operum artificibus ^& ex Sicïlia mijsa cura commeatibus erant , A nova. mduflrìa inclusif , fichant .