Bel. Ah.Ch. 7 j.
Citon de rerusticaCh. 57.
ï 4 x GUERRE DE CÉSAR
que Labienus, qui s’attendoit à trouver les soldats las & fatigués fous le fardeau de leursbagages, en fut fortement décontenancé. Propiusque accedit ad legiones quod exiJU'mabat milites fub onere ac fub sarcinis defatigatos pugnare non pojse. César s’y pritde la même manière à l’occasion de fa retraite de Durazzo en choisiíìànt quatre cens desplus braves de ses légionaires qu’il joignit aux escadrons de l’arrièregarde, après les avoirégalement déchargés de leurs fardeaux. Cette observation touchant le vrai íens du motexpeditce legiones sert beaucoup à l’explication de plusieurs passages des auteurs militai-res, fur lesquels les íàvans n'ont pas été d’accord.
(ÍI.) pag. 12.8.
Ensuivant la route que les itinéraires indiquent, ce convoi auroit du passer par Bar-cellone &Tarragone pour s’approcher du bord de la Segre, mais il n’est pas vraisemblable,comme je l’ai déjà remarqué qu’il ait fait ce détour inutile par Tarragone, qui ne s’étoitpas encore déclarée en faveur de César : tandis qu’entre Barcellone & la ville de Bala-guer, il y avoit déjà de bonnes villes comme Cervaria & Taregua, par où le cheminpasse aujourd’hui, & entre lesquelles il est probable qu’il y avoit déjà pour lors quelquecommunication. Mais il n’importe pas tant de savoir la route que ce convoi prit pour ar-river aux bords de la Segre que de prouver qu’effectivement, Pendroit ou il s’arrêta Scou il fut fur le point d’être enlevépar les troupes d’Afranius, est le même que j’ai indiqué.Voici mes argumens: César dit que dans le moment que la cavalerie d’Afranius alla à l'at-taque, il chercha son Asyle dans les montagnes qui étoient dans son voisinage : fefe in mon -tes proxìmos conférant . Il n’y a pas depuis les hauteurs qui sent vis-à-vis de Le-rida d’autres montagnes le long du fleuve que celles, oh est aujourd’hui le château deCamaras, & à côté desquelles est le chemin de Barcellone. II e st dit dans la fuite queCésar ayant passe la Segre a vingt & deux mille pas de sen camp, occupa une hauteurde l’autre côté de la rivière &: y joignit le convoi. C’est précisément à cette distan-ce de son camp, que sent aussi les hauteurs opposées a celles qu’occupe le château deCamaras, & qui pour lors favorisèrent la marche de César. Toutes les circonstancesrépondent si évidemment au local, comme on le volt dans la carte ci-jointe, qu’on nesauroit douter de la vérité de mon exposé.
(HL) pag- 131.
Du Boisseau Romain & de la portion de blé que le soldat Romainrecevoit par jour.
Le texte dit : iatnque ad denarios quinquaginta in Jìngulos modios annona perve -nerat. Le boisseau de blé fe yendoit déjà cinquante deniers. J’ai dit que selon Poly-be, la portion de blé qu’on donnoit par mois au soldat Romain; faisoit les deux tiersd’un médimne Attique par conséquent quatre modius \ vû que le médimne est constam-ment évalué a six de ces mesures nommées modius par les Romains. C’est cette mê-me mesure de blé que Caton veut qu’on donne par mois aux esclaves qui travaillentà la campagne, on y ajoutoit cependant un demi modius dans le fort de l’Eté.