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Vol. I.
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EN ESPAGNE. Sect. IV.

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Pour savoir la quantité de blé que le boiílèau Romain, ou le modius contenois,on n’a qu’à suivre Pline qui parle de la qualité des bleds, par rapport à leurs poids se- tib.XVIII.Ion les différens pays d’où on les faisoit venir à Rome. Le blé qu'on tire des Gaules, Ch. 12.dit-il, est le plus leger de tous: il n'y en va que vingt livres au boisseau ; il en No ' 1 ‘faut de celui de Sardaigne « une demi-livre , de celui <f Egypte & de Sicile trois quarts,

& de celui de Béotie toute une livre de plus pour remplir un boisseau. On peut fairevingt cinq livres de pain d'un boisseau de blé qui vient de V Italie au delà du Po. C estune loi g e i a nature, ajoute-t-il que le pain de munition augmente d'un tiers le poids desgrains *). II résulte de toutes ces évaluations, que le boisseau de blé peíoit ordinaire-ment un peu plus ou moins de vingt livres Romaines, qui réduites à notre poids, la livreRomaine a un marc & un peu moins de trois onces, font précisément quatorze livres.

Ainsi, le soldat recevant pour sa nourriture un modius par semaine, avoit deux livres deblé par jour. On voit donc de quel poids il a du être chargé, lorsqu’il portoit quelque-fois fur ses épaules fa provision pour quatre semaines.

A ce que César dit, la cherté étoit si grande dans son camp qu’un semblable bois- Diffère. si.rseau se vendoit cinquante deniers, qui font deux cens sesterces, ou deux de ces fous d’or 1 e ” c dedont quarante faisoient la livre. 11 feroit superflu d’examiner la véritable valeur de cette Romainesomme après l’excellent travail de M. du Puys qui a mis cette matière dans tout son jour. dans leII me suffit de dire, qu’en faisant la réduction de ces cinquante deniers à Pargent de Berlin,le denaire à quatre gros, ils reviennent à huit écus huit gros (ou à 31 livres 5 fols ar- degent de france environ.) j’*"* d£î

On voit bien par ce prix exorbitant que la disette fut au plus haut degré dans lecamp de César. Ou temps de Cicéron le boisseau de blé ou le modius se vendoit enSicile dans les années communes, deux ou trois sesterces. Le Sénat en fixa le prix àRome à quatre, ou à un denaire équivalent à quatre gros. On payoit déja le blé fortcher fous les Empereurs, lorsqu’on achetoit dix modius pour un fous d’or, ou vingt cinqdenaires, & Suidas parle d’une loi de Valentinien, qui fixoit à cette somme le prix dedouze modius de froment.

La paye du soldat, n’étant pas encore doublée, comme elle le fut dans la fuite parCésar, il n’eut par jour que cinq as, un peu moins que le tiers d’un denaire, environ ungros & trois fennings ; (4 fols defrance); mais un boisseau de blé qui suffisoit large-nìen t à l a subsistance pour toute une semaine ne coûtant pas plus de trois à quatre gros,

0n voit aisément le rapport qu’il y avoir entre sa paye & le bas prix des denrées de cetemps. Mais ce m < 5 me boisseau revenant pendant la disette dont César parle ici, à cin-

, ex his generibus quœ Romam invehun-

tur, t ivijjimutn csi Galliçum atque c Cfiersonefo ad-

ucum. quippe non exce j unt j n modihm vìcenas 2c-

jas, ft quis granuntf uni ponJereL Adjicit Sar-

m fdebras. Alexan.l ntmm g. trienteshoc &‘cale pondus : Bœoticum tot am Ubram addit. In

transpadana Italia scio, vicenas quinas îibras farrismodeum pendere. Lex certe natures ut in quoeum-que genere pani mihtari tertiaportio adgrani pondusaccedat. Jìcut optimum f umentum este quod in sub-a3u congium aquœ capiat.