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Vol. I.
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GUERRE DE CÉSAR

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occupée. Cette course eut tout le succès imaginable. Comme la nou-velle du passage de César n’étoit pas encore répandue, & qu’on ne s’attest-doit pas à trouver l’ennemi de ce côté de la rivière, il y eut dans tous les en-virons , un grand nombre de petits détachemens occupés fans aucune inquié-tude à ramasser des vivres ôc desfourages, pour les faire voiturer au campqui étoit près de Lerida. Presque tous furent surpris ôc tomberent avec leurSconvois au pouvoir des cavaliers de César ; ceux-ci trop bien instruits du bésoistqu’on en avoit,rassemblèrentavec grand soin leur proye pour la mener au camp-Cette incursion donna cependant sallarme à tous les quartiers de l’ennemi,ôc comme elle exigeoit certain temps pour en recueillir tout le fruit, il arri-va qu’un bon nombre de cohortes Espagnoles eurent celui de se réunir ôcde se mettre en devoir de disputer à cette cavalerie, occupée déjà de sa re-traite , le butin qui consistoit principalement en un grand train de voitu-res ôc de bêtes de somme. Dès le moment que les cavaliers gaulois les vi-rent venir de loin, ils prirent le parti de se partager en deux corps, dontl’un servit d’escorte à ce grand train de chariots & continua la marche, ôcl’autre alla à la rencontre de l’ennemi. II suffit à cette cavalerie de tenir enrespect & d’empêcher les cohortes Espagnoles d’avancer & de poursuivreleur dessein sans se mettre en peine de les attaquer ôc d’engager le combat.Cette infanterie légère d’Afranius oía se présenter ici dans la plaine à labrave cavalerie de César, & n’eût pas raison de la redouter tant qu’elleCh. s j. se tint réunie ôc serrée. Mais lorsqu’une de ses cohortes se hazardaà se détacher de la ligne, dans le dessein de gagner les hauteurs parquelque détour, pour y tomber fur le convoi, les cavaliers de César s’en ap-percurent à temps, & l’ayant entouree, ils la taillèrent en pieçes en présencedes autres qui ne voyant pas jour de la secourir, furent bientôt dégoûtées defaire de nouvelles tentatives. Ainsi cette cavalerie sit fa retraite lans aucunaccident, ôc rammenant au camp son grand butin qui y vint très à propos,jie contribua pas peu à y mettre l’abondance ôc à ranimer le courage du

Eoàem die equitum magnant partem fiunientransjecit : qui inopinantes pabulatorci, & Ji neullo dijfipatos timoré adgrejfi, qtiam magnumnumerum jmnentorum atque hominum ìntcrci-piunt: coìiortibusque cetratis.substdìo mi j fi s ,feienter in duas partessefc dijlribuunt ; alii , ut

prtedts prœfidio fint ; alii , ut venìentibus re-filant, atqieeos propellant. Unatnque cchir-tem , quœ temere ante esteras extra aciem pro-currerat feclusam ab reliquis circumveniunt ,atque ìnterficiunt ; incohnnesque ctim magnaprœda eodem ponte in cafira revertuntur.