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Vol. I.
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GUERRE DE CÉSAR

Decìmus Brutus, un de ses plus habiles Généraux, qui fut ensuite sonmeurtrier, commanda cette flotte & se mit à sancre dans une des iles situéesvis-à-vis de Marseilles. Son objet ne fut pas feulement d’en bloquer le porc,

& d’empêcher le secours, qui y pouvoit venir par mer; mais il devoir sur-tout en imposer par sa présence aux villes maritimes de la Catalogne, qui pouf !

lors étoient presque toutes bien floriflantes ; les deux partis recherchaient í

à senvi leur alliance & leur amitié, dans l’efpérance de tirer d’elles de gran-des ressources pendant cette guerre. j

Ck. j 6 . Résolues cependant de ne se déclarer qu’en faveur du plus fort, & du

plus heureux, elles ne trouvoient pas pour le moment assez de sûreté dans laflotte de Brutus, qui leur parut bien soible en comparaison de toutes leSforces maritimes que Pompée avoit à fa disposition & que ses Partisans nsmanquoient pas de relever, en divulguant qu’une puissante escadre qui netarderoit pas de venir à leur secours, feroit aisément disparoître de ces mers,le petit nombre de vaisseaux que César n’avoit fait armer qu’à la hâte. CeSbruits qui n’étoient pas destitués de vraisemblance tinrent les esprits deSPrincipaux des villes en suspens &c arrêtèrent leurs résolutions.

Mais Domitius, toujours ardent ôc toujours animé d’un zélé fouvenCaveugle pour les intérêts de la république & à qui les Marseillois venoien*de confier la direction de leurs affaires, ne jugea pas à propos d attendre le se-cours d’autres vaisseaux. II se crut suffisamment en état d’attaquer avec ceu*qui étoient dans le port, la flotte de Brutus 6c de la chasser de ces mers.

En effet il avoit à ses ordres dix sept grands vaisseaux, dont onze étoientpréférablement bien armés pour la guerre, outre un grand nombre de ba-timens, moins grands à la vérité, mais toujours très propres à. embarrasse*ceux de l’ennemi. II avoit des Matelots 6c des Pilotes fans doute plus ha-biles 6c mieux dressés, de même que des bâtimens plus legers 6c plus propreSà la manœuvre que ceux de Brutus, & quant à 1 équipage, on avoit choisi ls§plus braves des habitans de ces montagnes d’Albi voisines de Marseilles,qui étoient tous des gens féroces, robustes 6c faits pour la guerre. Do-mitius fit encore monter quelques uns de ces vaisseaux par ces Italiens, qu ilavoit enrôlés dans ses propres terres près de Cosa 6c d’Iguvium. Plein

Ipfi Majfilimjes , cJ celeritate naoium U bat latio re J'patìo , producía longius acìe , <* f 'feieutia guberuatormn cou/i/t , noftros eludeèatit, cumvenire nofiros, aut pluribus naoìbus d 0 'impetus que corum excipìebant ; U , quoad lice - riri singulas , aut remos trans cuirentes detei%e f{ '