GUERRE DE CÉSAR
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vail, étroit extrême, & on crut en voir fessier, lorsque la cavalerie, en se ha-sardant à paílbr le fleuve, ne rencontra d’autre inconvénient que celui delutter un peu contre le torrent.
Le but d’un travail, si extraordinaire, & qui s’exécuta fous le yeux de l’en-stemi ne resta pas inconnu aux Généraux de Pompée. Ils savoient, que César, s’Ûparvenoic à rétablir la communication, s’empareroitíì bien des meilleurs postesde l’autre côté de la rivière, qu’il ne leur íeroit plus possible d’y déboucherpar leur pont, ni d’y faire quelque mouvement, & qu’iis Croient de cettemaniéré bloqués & enfermés dans leur camp, fans avoir les moyens d’en sor-tir. La crainte de manquer bientôt de subsistance, ne les inquiéta pasmoins, & le parti de forcer un des postes de l’ennemi, n’auroit été qu'uncoup de défeípoir fans apparence de succès, vû que toutes les armes offen-sives des anciens 6 c leurs ressources pour f attaque des postes, festoient or-dinairement en défaut contre les ouvrages prodigieux que les Générauxmoins habiles même que César, étoient accoutumés à construire pour leur fu-reté.
Ces considérations firent venir aux Lieutenans de Pompée l’idée de quit-ter entièrement leur poste de Gerida, de passer l’Ebre& de transporter la guer-re dans la Celtibérie. C’est le nom d’un grand pays, qui s’étend depuis la rivedroite ou méridionale de l’Ebre jusques fort avant dans l'intérieur de laTarraconoife. II feroit difficile d’en déterminer exactement les limites, vûque ces limites furent tantôt resserrées & tantôt étendues selon les diftérenSsuccès qu’eut à la guerre la nation puissante & belliqueuse qui l’habitoif.II nous suffit de savoir que les deux Castilles <Sc la partie de l’ArragonoiSqui est en delà de l’Ebre, formoient la plus grande partie de i’ancienne Cel-tibérie. Peu de temps avant ces troubles, les Celtibéres avoient été impli-qués dans la fameuse & sanglante guerre que Sertorius suscita aux Romains;une partie suivit même ses étendards ; l’autre resta attachée aux Romains.Pompée ayant rétabli la paix dans ce pays, y jouit d’une grande réputation,
Itaque constituant , ipst a s i o: p excedere, cjT fcraut , Pompeii tnagnis adjec-ice benesicii , euwtin Celtibetiam hélium tran j erre: Huic conjìtio diligebant: Casaris awtem in Barbant irat uo~fuffragabatut etianiiUa, f es ^ q mL { ex dnobus con- men objcurius.
a > Us genef ìbuf, qu<e J/:p er i ore fr e n 0 cum L Ber- Hinc magnos cqnitatus , magnaque auxiltP
toi io st eterant civilités, vìcj lt nomcn atque im- exjpeffiabant, d? Jùii lods hélium in hyemetflperium abfentis timebant : qu<e in atnieitia man- dueere, cogitabant .