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Vol. I.
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i6o .GUERRE DE CÉSAR

déjà à traverser la riviere à gué. II paroit que César allègue cette circonstan-ce comme la raison la plus probable de leur retard, quoiqu’elle fasse peud’honneur à leur prévoyance. Cependant, dès qu’ils eurent la nouvelle queCh. Si. ce pont fur PEbre étoit achevé, ils n’eurent rien tant à cœur que de semettre promptement en marche, persuadés, que du moins ^infanterie en-nemie n’oseroit passer la riviere sans pont, & que la cavalerie feule neyi. vm. pourroit jamais les empêcher de faire les sept petites lieues de chemin qu’ilsNo. a. a voient à faire pour gagner le bord de l’Ebre.

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PREUVES et OBSERVATIONS,

<I.) pag. 146.

lefar étant campé près du Fort de Garden, fa droite vers les petites hauteurs, oìiest le village deMontagut; l’endroit oh il paífa la Segre, qu’il dit avoir été àune distance de vingt & deux milles de son camp, ne pouvoit être que celui que j’indique.C’est dans les mêmes environs que le Comte de Harcourt passa cette riviere Pan 164 s-lorsqu’il attaqua l’armée d’Espagne commandée par Don André Cantelme, & qu’il rem-t’an 1709. porta de grands avantages fur elle. Et lorsque le Comte de Starenberg fe fit respectespendant la Guerre de succession dans son camp de Balaguer, ayant pour lors fa droiteà Castillon de Farfagne & fa gauche appuyée à la riviere, il établit de même ses ponts aildessous de Liorens. On volt assez que les montagnes qui règnent ici fur les deux bordsde la riviere, favorisoient beaucoup le deííèin qu’avoit César de dérober íòn pasiage âPennemi, & de le mettre d’abord a portée de retirer le convoi qui se trouvoit pouflors fur les hauteurs opposées.

. (II. ) à la même page.

Les nacelles que Céíar fitiaire par ses soldats, & dont il dit qu’il en avoir vû le mo /Orig. XIX. dele dans la grande Bretagne, ressemblent à ces petites barques nommées Caralù dontpar-Ch. 1. lent Isidore & plusieurs autres auteurs du bas Empire que Du Gange allègue dans son Glos-saire. Isidore les confond avec les My oparones , qui étoient d’une construction biendifférente & beaucoup plus grands que ces Carabi ; les pirates en falsifient usage dansleurs courses en pleine mer. Ce même auteur dit ensuite que ces Carabi étoientproprement une eípece de petits bateaux, faits d’osier & couverts de peaux crues dsbœufs, qui à cause de leur singulière agilité servoient aux Pirates Germains pour leuílucaîa IV. navigation fur les côtes de l’Ocean & dans les marais *). Lucain nous dit que les habitans 16long des bords du Po navigeoient fur cette riviere, dans de pareilles nacelles faites d’o-sier & de cuir, & Papias atteste que de son temps ils avoient encore cet uíage.

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V. 134.

*) Esienitn parva fiapha exvimine facla, quce utuntur Germanorum Pyratœ , in Oceatu littor^eontexta crudo corio , genus navigii grcebet , quales vel galudibus ob agilitatem.