Band 
Vol. I.
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161
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EN ESPAGNE.

Sec t. V.

ioi

La description que Ce'sar fait de leur construction est très claire. II fixe le sens duftiot carinae qui ne signifie ici que la quille, par celui de st.atu.mina pour donner l’ide'e dusquelette de ce bâtiment, dont les entre-deux étoient garnis d’osier & de peaux. Je croisn'eine que vû leur légéreté & le peu de frais qu’exige leur construction, on pourroit en-c °re aujourd’hui en faire usage dans certaines occafions. L’expe'dient de CeTar vaut du’ftoins celui de ce Chanoine de Pampelune qui fit pendant le siégé de Lerida en 1707.

Un pont de peaux de bouc enflées, qui soutenoient des chasiis couverts de planches &

^cs bout à bout les uns aux autres , à l’imitation de ce soldat qui en proposa un pareila Xénophon dans la retraite des dix mille, comme l’a observe' Mr. le Chevalier Folard.

On vit encore pendant la campagne de 1708- plusieurs de ces ponts d’outres fur Quíncyla Segre, mais les rivières étant grossies, il n’y eut point de fureté à la passer fur ces "viP°nts, & dans les campagnes suivantes, on n’en fit plus du tout usage. p. 61.

(III.) pag. 147.,

En conduisant ces chariots chargés de nacelles à vingt Sc deux mille pas de sonc amp, il falloir bien qu’il leur eut fait traverser premièrement la Noguera Ribagorsanaqui dans le débordement général des rivières ne grossit pas moins que la Segre, & qui atoujours causé de grands embarras aux armées qui ont fait la guerre dans ce pays,

Elle a même les bords très difficiles, & avant l’affaire d’Almenar en 1710. le Roi d’Esi-pagne détacha une grande partie de son armée sous les ordres de Don Miguel de Telîopour s’assurer du pont du côté d’Alfaras, dans le dessein de l’y passer. On fait qu’é-tant prévenu par l’Archiduc, il se vit dans la nécessité de combattre, & qu’il fut battu& contraint de se retirer sous Lerida.

Comme César étoit maître des bords de la Noguera plus que de ceux de la Segre, okle s troupes légeres d’Afranius s’opposerent au travail des ponts, il est vraisemblableflu il s’est d’abord appliqué à rétablir la communication par la premiere de ces rivières,êc que par cette raison il a omis d’en parler dans cette occasion.

En suivant fur nos cartes géographiques les opérations des armées des anciens, on estsouvent étonné de voir les historiens les faire marcher d’un endroit à l’autre, fans direUn mot des rivières qui semblent avoir du les arrêter, & exiger beaucoup d’arrange-me ns pour être traversées. Mais il faut observer, que pour peu qu’une riviere fut gue'a-^ e > on ne s’arrêtoit pas longtemps à faire des ponts & que les troupes la p assoient àP le d, au risque comme je l’ai dit dans mon discours fur les ponts des anciens d’avoir deeau jusque fous les aisselles.

(IV.) à la même page.

j . La hauteur que les troupes de César occupèrent, après avoir gagné l’autre bord dea rmere Sc qu’elles fortifièrent d’abord, est incontestablement celle où l’on voit aujour-ìui le chateau de Camaras & qui domine fur tous les environs. Le Comte dearcourt en paír ant ] a Segre l’an 1645. pour attaquer les Espagnols dans la plaine delorens, profita aussi de ces montagnes qui s’élevent ici fur les deux bords de la Segre,

ur ceux de la îsogu cra Paillareílè, pour masquer sa marche & son paíïàge- CésarTome II.

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