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Vol. I.
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176
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GUERRE DE CÉSAR

Voilà les principales circonstances que j’ai du mettre fous les yeux du lecteur, pourle faire juger du travail, que César entreprit dans cette occasion. C’est au reste pour ré-pondre aux objections du Maréchal de Puyíégur, que j’ai taché de montrer que le plann’en étoit pas téméraire, ni Pexécution impossible. Peut-être trouvera -1-on, que

je n’ai pas assez mis de précision dans cet exposé, & que je ne l’ai pas appuyé de tout lscalcul dont il est susceptible. Mais on me pardonnera de n’avoir pas chargé ces notesd’un grand étalage de discussions mathématiques & physiques, qui auroient ennuyé

une grande partie de mes Lecteui-s. Ceux qui font au fait de ces matières, jugerontau premier coup d’csil, si ma théorie est faufls ou vraie.

,(VIII.) pag. t;q.

En soutenant, qu’Octogéfe, dont parle ici César, ne peut pas être la ville de Me-quinenza d’aujourd’hui, je ne me fonde pas fur ce que César marque, que le pont forl’Ebre étoit jette' auprès de cette ville, parcequ’on auroit pû toujours dire malgré fa si-tuation au delà de la Segre, que le pont fait fur l’Ebre, à une petite distance du confluant,

Ch. 70. étoit dans son voisinage. Je trouve une raison très forte pour mon opinion, dans cequ’on lit dans la fuite, qu’Afranius, en changeant de route, espéra de gagner cette villepar les montagnes : eo confilio, ut ipse godem omnibus copiis contenderet , &, mu-

tato itinere jugis Oclogefam peryeniret. Mais on n’a qu’à jetter l’œil fur la carte, pour

voir qu’en prenant son chemin par les montagnes, Afranius, au lieu de s’approcher deMequinenza, s’en éloignpit plutôt, & que César en marchant entre ces mêmes monta-gnes & la Segre, devoit tout naturellement lui barrer le chemin à cette riviere, qu’ilétoit obligé de passer pour venir à Mequinenza: il n’est pas même probable, qu’il yait eu pour lors un pont qui put y mener.

César est le seul auteur ancien, qui parle d Octogeíà. On trouve dans la notice desEvêchés, fous le régné du Roi Wamba, qu il y est fait mention d’un siégé épiscopal à Icto-sa, &, comme il paroit par la description de ces différens diocésos, qu’Ictoíà a été si-tuée entre ceux d’Jlerda & de Dertoíà; Didacus auteur de l’histoire du Comté de Bar-cellone a jugé par la ressemblance des noms, qu’Ictofa étoit l’ancienne Octogeíà & la villede Mequinenza d’aujourd’hui,

SE C-