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Vol. I.
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EN ESPAGNE. Sfct. VI.

t 1 77

SECTION VI.

L E départ des Lieutenants de Pompée de leur camp de Lérida, cettemarche vraiment malheureuse pour le parti Républicain sut doncàée, à la nuit du Zo au Zi. de Mai. Les troupes du vieux camp près deCerida, se mirent en mouvement déia vers le minuit, ou comme les Ro- v -

• . . 9 PI. VIII.

^ains défignoient les heures, à la troisième veille de la nuit. Elles eurent No- 2 '

°tdre de se pourvoir de vivres, pour vingt & deux jours, afin d’être en état Ch. 7,.

poursuivre leur marche après avoir passé FEbre, íàns être gênées par la

fleceísité de se procurer la subsistance. II n’y eut que quelques cohortes Ch 6 h

auxiliaires qu’on laissa dans la ville de Lerida, pour maintenir ce poste, &

pour veiller à la conservation du reste des magazins qui s’y trouvoient

e ncore.

César, informé sur le champ de la marche de Fennemi, n’osoit pas seflatter dans ce moment qu’il seroit en état de Fen empêcher. Parceque mal-gré le travail assidu de ses soldats, légué qu’il crut s’être préparé, ne pou-v oit servir tout au plus qu’à la cavalerie. L’eau alloit encore jusqu’au cou,

°u du moins jusqu’au haut des épaules des fantassins qui avoient tenté le paf-^ a ge, & la rapidité du torrent ne sembloit pas permettre à des légions entie-res , de traverser la riviere au moyen d’un gué si peu sûr & si dangereux.Cependant, dès le moment qu’il eût avis du décampement del’ennemi, ilât passer le fleuve à toute fa cavalerie, en lui ordonnant de marcher promp-tement à Fennemi, de l’attaquer fur ses flancs & à l’arrieregarde, de gagner^eme les devants, & de profiter de toutes les occasions que le terrain ôc® succès de ses attaques seroit naître, pour le retarder dans fa marche.Comme elle partit àl’instant, & pendant l’obscurité de la nuit, elle gagnaP ar son gué l’autre bord de la riviere, presqu’aussi promptement que l’arméeennemie, qui défila fur son pont de pierre avec un grand train d’équipages^ de voitures. Celle-ci monta ensuite la hauteur, sur laquelle étoit assis lecamp d es deux légions, & s’y étant jointe, elle poursuivit sa marche para & Iat *de route des montagnes, qui bordent de ce côté la Segre. Tous

Jam vero co Uli maturandum iter

txistinubanî . Itaqu e duabus auxiU ari bns c0 'bonibus Ilerda prœjtdio rcliclis, omnibus copìis

Tome Ií.

Sicorim transeunt, íds cum duabus legionïbus ,quas superioribus diebus transduxerant , castraconjungunt.

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