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Vol. I.
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188 G U E R RE DE CÉSAR

de n’avoir pas précipité leur départ & d’avoir résisté à ceux qui avoient sifortement combattu la résolution de s’arrêter encore dans le camp. Cetteprétendue retraite de César ne leur parut même ni imprévue ni extraordinai-re : comme il s’étoit mis en chemin fans se faire suivre par ses chevaux decharge & par ses équipages, ils l’attribuerent avec quelque vraisemblanceau manque de vivres & d’autres fournitures, <Sc à la nécessité de s’en procu-rer avant de continuer ses opérations. Mais leur surprise fut extrême, lors-qu’en suivant des yeux les mouvemens de f ennemi, ils découvrirent claire-ment, que s’étant <fabord éloigné à une certaine distance, il changeoitderoute, en tournant insensiblement à droite, &, qu’à juger dans l’éloigne-ment de la direction de fa marche, les têtes des colonnes commençoient déjàà dépasser leur camp. Personne ne douta plus alors du dessein de Césarde tourner les montagnes, de gagner de cette manière les devans, & de pré-venir l’armée fur le chemin d’Octogefe, en occupant avant elle les hauteurs &c k. (s. les défilés par où il falloit nécessairement passer pour y arriver. C’étoitun malheur pour les Généraux de Pompée, <f avoir cru jusqu’à ce moment leschemins que César prenoit à travers ces montagnes absolument impratiquables,ôc de n’avoir rien prévu ni préparé, au cas qu'il entreprit de les tourner de ceciu 6 9 . côté. Maintenant ils virent le danger dans toute son étendue, & sempresse-ment avec lequel ils ordonnèrent le départ, témoigna assez leur inquiétu-

Cafar, explorath regionibus , albente cœlo,oimies copias caftris educit ; magnoque circuitu,tiullo ccrto itinere, exercitmn duciU Nam quœitincra ad iòeritm atque Ociogefam pertinebant,cajlris hofìiim obpoftis tenebantut\ Jpfi eranttransjceudcndœ valles maxima, if d'fsiciihmœ:Saxa, multis locis prœmpta, iter impediebant :ut arma. ncceJJ'ario per manus transdcrcntur, mi-lites que hiermi sublevatique alii ab aliis magnampat tem itìneris conscer eut. Sed hune laboremrecusabat nemo, q m d C um omnium laborum fi-nem fore exijlìniabant, Ji hojìem ìbcro ìnter-cludere, if frument0 prohibcre potuijsent.

Ac primo Afranìani milites, vifendi causa,loti ex cajlris procurrebant, contimicliojìsque vo-cibus profequebantur, nec non ; nccejjarii vicias

ìnopìa coaclos fugcre, atque ad Ilerdam revertuErat enim iter a propos 1 0 diverfum; contra-riamque in partem iri videbatur. Duces veroeorumfuum conflium laudibus ferebant, quodJicajhis tennisent, midtmnque ecrum opinionetnadiuvabat, quod f ne jumeutis, impeditnentisqutad iter profeclos, viaebant ; h t non pojfe diutiusinopiam fustinere considèrent. Sed, ubìpaula-tim retorqueri agmenad dextram confpexerunt ;jamque primos Jìtpcrare regioncm caflrorumadverterunt ; nemo erat adeo tardas , aut su-giens laboris, quìn fiatim cajlris exeandum at -que occurrcndum putaret . Coiniamatur ad ar-ma : atque omnes copia, paucis prajìdio reliclhcohortibus exeunt, r e cloque ad Iberum itinerecontendunt.