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Vol. I.
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GUERRE DE CÉSAR

„la main, se défendent contre la cavalerie Sc l’infanterie, comptant surtout„sur le voisinage de notre camp, ils íe retirent, étant d’abord soutenus par„les cohortes qui étoient de garde devant les portes. „

„De là Petreius court en pleurant de manipule, en manipule, appelle les„soldats, Sc les conjure de ne point les livrer, ni lui, ni Pompée leur Général„absent, à leurs ennemis Sc aux supplices qu'ils leur préparent. Aussitôt„il les fait tous assembler dans le quartier général, & leur fait jurer de n a-„bandonner m leurs chefs, ni leurs camarades] de ne point les trahir, Sc de5,ne pas traiter avec l’ennemi l’un à l’infçu de l’autre. XI en fait ferment»,le premier Sc engage Afranius à en faire de même. Les tribuns, les„centurions, les simples soldats jurent par compagnies. Ils ordonnent à„quiconque aura un soldat de César, de le livrer] & ils tuent dans le quar-tier général tous ceux qui s’y trouvent. Mais plusieurs en cachèrent, Sc leS,,firent sauver la nuit par dessus le rempart. C’efl ainsi que la terreur, que„les Généraux ennemis inspirèrent à leur armée, la cruauté dont ils use-„rent envers nos gens, Sc la religion du serment qu’ils exigerent de nou-veau de toutes leurs troupes, firent évanouir toutes les espérances d’ac-„commodement, changèrent les dispositions du soldat, & obligèrent d’est

„revenir aux armes.

„César sit faire une exacte perquisition des soldats d’Afranius, qui„étoient venus dans son camp, pour conférer avec les siens, Sc les lui^renvoya: il y eut seulement quelques tribuns militaires Sc quelques centu-rions, qui d’eux même resterent auprès de lui: Sc dans la fuite il les dis-tingua fort, éleva les centurions à des grades supérieurs Sc rendit aux tribuns„les charges qu’ils av oient euës.„ (XIV)

On reconnoit dans ce récit la politique rasinee de César, qui malgré lemauvais succès de cette tentative, ne perd pas de vue son objet, en usant dêclémence ôc’de modération envers les soldats qui étoient entre ses mains &qu’ il renvoya à leur camp sains & saufs, au lieu de se vanger sur eux d®la cruauté avec laquelle on avoit traité les siens. II avance même à des gra-des supérieurs les officiers qui avoient trahi leurs devoirs Sc les intérêts d ePompee, pour encourager leurs camarades à suivre cet exemple. La coh"duite de Petreius est un modelé de fermeté Sc de courage, Sc on est disp°^ eà plaindre ce vieux Sc brave guerrier, dont le zélé «Sc la fidélité ne servit qu’ à

retarder seulement de quelques jours la honteuse capitulation de son arro-se-