EN ESPAGNE.
Sec t. VI.
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De cette maniéré, il n’y avoir rien de si lent, que la marche de l’infanterie Ro-maine en présence de la cavalerie, qui connoiíToit ses avantages. César lui méme,avec toute son habileté, ne Iaiílbit pas d’être fort embarrassé dans ces occasions. IIs en trouve un exemple remarquable dans le récit que fait Hirtius de la campagne de Cé-sar en Afrique. II ramena pour lors son armée de l’expédition, qu’il avoit faite, pours emparer de la ville de Zêta. Obligé pendant sa retraite de prêter le flanc au campde Scipion, il se vit soudainement assailli par toute la cavalerie ennemie, & par tou-tes les troupes légéres à cheval & à pié, que Labienus & Afranius avoient mises en em-buscade. Les légions sir en t face de tous côtés & repouílèrent tous leurs assauts. Mais1 armée marcha pendant ces escarmouches avec tant de lenteur, qu’à peine on avan-ça de cent pas dans un heure. Lorsqu’à la fin il vit l’ennemi s’attacher principalement DeBel.Aft.à son arrieregarde, il fallut bien qu’il s’y formât par des légions entieres, pour lui Ch ‘ 7 °‘tenir tête, de forte que ce ne fut qu’avec de grandes peines, & toujours très lentementÇ[ u A poursuivit sa marche *).
En considérant tous ces empêchemens qu’une bonne cavalerie pouvoit mettre à lamarche de l’infanterie qui en étoit dépourvue, on n’est plus étonné que les légionsd’Afranius n’ayent fait en seize heures de temps que huit mille pas de chemin, & quecelles de César qui ne s’étoient mises en marche, que vers les six ou sept heures du matin,les ayent atteintes fur les quatre heures du soir. II faut même que le terrain les ait en-core íècondees, pour avoir pû s’avancer si loin.
(IV.) pag. 182.
Les Généraux de Pompée s’arrêterent fur la hauteur, qu’on voit dans la carte auxenvirons d’Albatorri, & César, étant venu à leur portée, fit alte dans la plaine, &ymfraichit son armée : Cœsar in campis exercitum reficit. Comme il n’y a pas d’autreplaine aux environs de la montagne que l’ennemi occupoit, que celle, où est le vil-lage de Torre de Segre, du côté de la riviere, qui se trouve précisément sur le che-min, p ar lequel César auroit pú devancer l’ennemi, on n’a aucune raison de douter,flue ce ne fut austi là qu’il s’arrêta.
(V.) pag. 184. ■
Pour appuyer la vérité des circonstances que j’ai rapportées, d’après les propres pa-rles de César, je les suivrai mot à mot: Rurfus conantes progredi infequitur & mo-ratur. Quand Us tentèrent de fe remettre en marches il les suivit & les arrêta. Ilsquittèrent donc l’endroit, où ils avoient fait alte, & firent encore quelques pas avant decamper tout de bon. On voit dans la carte à une petite distance de la hauteur, où1 ai dit qne les généraux de Pompée s’étoient arrêtés, les montagnes de Carusamada. Letexte dù : Suberant enim montes : il y avoit tout près de là des montagnes : At~
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totos C pajfus ìn ho ram e jj et progrejjus , e quitatu flflendo , tardìus itinere cotifeclo , noclis hora pri-duo, proprer equorum ìnuritum , extremo agrume rftá, omties fuos ad unum in casiris incolumes, sau-r «moto, legiones invicem ad extremum agmen eva~ dis X fa Sis , reduxit,
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