Band 
Vol. I.
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GUERRE DE CÉSAR

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que a millibus pajsuum V- itinera difficilia, atque angusta excipiebant; & puis Vt'noient après un intervalle de cinq mille pas, des chemins difficiles & étroits ; ou com-me il s’exprime dans la fuite: V millia pajsuum proxima intercedere itineris caM'pesiris: inde excipere loca ajpera & montuosa: d 1 abord après ces montagnes Je trou-ve le chemin de cinq mille pas dans la plaine, & puis des lieux rudes & mon-Pl.VIIL tueux. Onn’a qu’à regarder la carte, pour voir comment la position de la montagnede Caruíàmada répond aux paroles : montes enim suberant, & on ne pourra qu’y recon-noítre le chemin qu’on rencontre, après avoir paíìè ces montagnes entre le bord dela Segre & les hauteurs, précisément de cinq mille pas Romains, jusqu’aux défilés, locaaspera & montuosa, qui commencent à l’endroit, où la Cinca tombe dans la Segre, &qui continuent ensuite jusqu’au bord de l’Ebre.

On ne sauroit décrire le local plus clairement que César le fait ici. H poursuit:Hos intra montes se recipiebant, ut equitaium effiugerent Cœsaris ; preesidiisque inangustìis collocatis , exercitum itinere prohibèrent ; ipfi fine periculo ac timoré, Ibcrum copias transdacerent. Ce fut dans ces montagnes qu'ils se retirerent, pour se met-tre à couvert de la cavalerie de César, & ils mirent des corps de garde dans les cheminsétroits, pour empêcher la marche de nôtre armée, pendant que fans crainte & fansdanger, ils traverferoient eux mêmes VEbre. L’inspection de la carte nous montreégalement les défilés, que ces montagnes forment, du côté de la Segre, où le paílàgedevient des plus étroits, de même qu’aux environs de Junieres. Ainsi la nature de ceterrain nous représente évidemment partout les arrangemens que les Généraux de Pom-pée ont pû faire pour couvrir leur marche selon la position des lieux, exactement de lamaniéré que je l’ai exposé. On ne sauroit trouver un meilleur Commentaire du textede César que la description des lieux qu’ofsre la carte ci-jointe.

(Vï.) pag. 184.

Des coutumes des Romains dans leurs décampemens & de laformalité de crier aux bagages: Vafa conçlamare.

On lit dans le texte: Quo cognito , signum dari jubet, & vafa militari moreconclamari. Sur ces avis, il fait donner le signal, & selon s usage militaire jettesle cri pour plier bagage. Les pratiques observées chez les Romains, lors du décampe-ment de leurs armées font exposées parPolybe: Ils décampent, dit-il, de la manié-ré suivante. Le premier signal donné, on détend les tentes, & on plie bagage, ettcommençant néanmoins par celles du Consul & des Tribuns. Car il n'esi permis dedresser & de détendre les tentes , qu'après que celles-là ont été dressées ou détendues-Au second fìgnal, on mt i i e5 bagages fur les bêtes de charge, & au troisième, les p r t'miers marchent , & tout le camp s’ébranlé. Ces signaux se donnoient au ion des trom-pettes & de plusieurs autres inftrumens de musique, dont les Romains falsifient un grafl^usage dans les camps, dans les marches, & même dans un jour de bataille, pour appel-