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Vol. I.
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EN ESPAGNE. Sèct. VI.

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lui faire croire que réellement l'armée marchoit de ce côte. Mais il paroit que cetauteur confond ici, ce qui s’est passe devant Gergovie, où César s’avisa d’une pareille ru-k , pour détourner l’attention des Gaulois du véritable point de son attaque. Ici Cé-sar n’en fait pas mention, & on a d’autant plus de raison d’en douter, qu’il avoit laisséla plus grande partie de ses mulets & de ses équipages dans le camp de l’autre côté de laSegre.

(VII.) pag. 19 z.

On voit dans la carte les deux hauteurs, dont il est ici question, celle dont Afra-uius s’empara; & l’autre, qui erat in conspechi omnium excelfijjimus : qui étoit la plushaute à la vue des deux armées, & qui n’en étoit séparée, que par un petit bout de plai-ne > que les cohortes Espagnoles voulurent traverser. La situation des hauteurs, quela carte indique, sert aussi à l’explication de ce qu’Afranius se mit en tête d’exécuter, utnutato itinere jugis Oclogesam perveniret. En montant avec l’armée cette haute mon-ta g ne , il devoit nécessairement quitter le chemin, sur lequel il étoit venu, pour mar-ier ensuite par les hauteurs jusqu’au bord de l’Ebre. On ne sauroit désirer plus declarté dans le récit de César, ni plus d’accord entre l’alliette des lieux, & les événe-mens qu’il dit y être arrivés.

(VHI.) pag. 194.

On lit dans le texte; conlatisque inunum locum fignìs , conferti , neque ordi-nes j neque figna servarent : serrés autour des enseignes rassemblées en un seul endroit,

Us ne restoient plus dans leurs rangs ni dans leurs divisions. II arrivoit ordinairement,lorsque les légions se trouvoient dans Pembarras, que les Enseignes se confondoient &

S a Pprochoient trop les unes des autres. C’e'toit l’esset de l’ordonnance en rangs & filesouverts, qui ne souffroir point de contrainte, & qui exigeoit une très grande atten-tl0n , pour conserver sur le terrain toute la liberté nécessaire dans les mouvemens. Dansl a bataille deThrasimene, les Romains, étant enveloppés par les Carthaginois, & pressésde tou s côtés, Tite Live dit, qu’on cessa d’abord de distinguer les Enseignes, & qu’au t;b. xxu.ieu de voir, comme dans les affaires où régné l’ordre & le concert, une troupe se Ch - 5 .battre devant, & l’autre, derriere les Enseignes, tout fut confondu & mélé: Nec utP ro fignis Antefignani , post figna alia pugnaret acies.

César dit, à l’occasion de la bataille livrée aux Nerviens, que fa douzième légion Bel.Gai.Ií.e tant dans un grand péril, il la trouva si singulièrement serrée, qu’elle ne pouvoit Ch - 2Í-P s èsque plus sc remuer, & que les enseignes des cohortes étoient toutes confondues, &réunies, comme ici, en un seul endroit : il exhorta pour faire ceíscr cet affreux désor-re ’ ^ es Tribuns & les Centurions, d’enjoindre aux Manipules, de s’ouvrir prompte-ment & de s’élargir seulement, pour regagner le terrain, qu’ils avoient perdu. Ta-cite appelle cette confusion: incertus fignorum ordo, & la décrit avec beaucoup d’élé- Annal. e.lgance & de force dans le récit qu’il fait de la retraite des légions, fous les ordres de Cx- Cb - 6í 'cina, du cote de Cologne, lorsqu’Arminius, avec scs Germains les scrroit de près.

Tome II.

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