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GUERRE DE CÉSAR

Ascon.Paed.in Verrem.Sallust. Ca-til. Ch. 60 .

Cas. de Bel.Civ. III.88 . «?.

Appien deBel.Civ.III.8 ï 3 -

PolybeLib. VI.Ch. 24.

Les Généraux qui commandèrent de grandes armées de la République, en quali"té de Consuls & de Proconsuls, comme Metellus, Marius, Sylla, Lucullus, Pompée»César & d’autres, ne paroiflènt cependant pas, avoir eu ces cohortes Prétoriennes*Du moins ne trouve-1-on pas dans l’histoire de leurs guerres qu’il en soit fait mention*César n’en avoit sûrement pas. II dit lui même pour flatter les soldats de la dixieinelégion, qui à l'approche des Germains s’étoient montrés plus fermes que les autres;qu’ils lui tiendroient lieu de la cohorte Prétorienne. II y eut pourtant auífi des centu-ries de volontaires de toutes especes dans les armées de ces Généraux, elles jouistoientde grandes prérogatives, & recevoient des payes plus fortes que les autres. Mais onne les voit jamais distinguées par le nom de cohortes Prétoriennes. Dans un jour de ba-taille ces volontaires avoient le poste d’honneur à la droite de l’armée ou dans les pre-miers rangs. A la journée de Pharsales, le brave Crastinus en ména ainsi une compagniede cent vingt hommes, tous gens choisis, & dignes du poste qui leur fut aflìgné à ladroite de la premiere ligne. Dans l’armée de Pompée il y en eut jusqu’à deux mille,qui furent distribués fur tout le front de l’armée. Le Sénat après le meurtre de César,accorda avec beaucoup d’imprudence à Marc Antoine, le droit de lever une garde poutla fureté de sa períonne, & on vit celui-ci lever sous ce pretexte une légion entierede six mille hommes, composée de vétérans & d’anciens centurions, qui ayant servidans les armées du Dictateur, ne respiraient que l’envie de vanger sa mort & la hai-ne du Sénat.

Après tout ce que je viens de dire des cohortes Prétoriennes du temps de la Ré-publique, il parait d’abord étrange d’en voir une ici parmi les troupes de Petreius, tou-te composée d’Eíjaagnols: tandis que César régardoit la distinction de servir dans un telcorps, comme assez considérable pour en flatter les soldats chéris de la dixieme lé-gion; & qu’il parait qu’une telle marque de confiance, donnée à des étrangers, devoisrévolter les autres légions. H n’est donc pas douteux que cette cohorte Prétorienne n’aisété également composée de citoyens Romains, établis dans les colonies, dont il yen avoit beaucoup en Eljaagne, & qne Petreius n’en ait attiré à ion service un astergrand nombre, pour en former à l’exemple des autres Préteurs, une cohorte particu-lière , destinée à lui servir de garde.

Le texte ajoute, que Petreius se fit accompagner de quelques cavaliers barbaresqui lui étoient attachés, & qu’il avoit la coutume de tenir fur le pied de ses gardes*Il est encore extraordinaire, de voir Petreius choisir une troupe dans la cavalerie bas'bare, pour en faire ses gardes. Dans le temps de la vieille milice le tiers de la cS"valerie des alliés, qu’on nommoit des extraordinaires, étoit destiné à servir de gas'de & d’escorte aux Consuls. Mais depuis le temps que cette différence entre les alli* s& les Romains fut abolie, & que les Chevaliers Romains ne servirent plus en qualité d esimples Cavaliers, on fut obligé de lever la cavalerie dans les provinces, & même à enprendre à la solde chez les nations étrangères, avec lesquelles on étoit en alliaf' ce ‘Austi voit-on dans les armées 1 de César & de Pompée, des Cavaliers de toutes forte 5 de

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