Band 
Vol. I.
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EN ESPAGNE.

Se ct. VI.

xo-5

Jusqu’à mi - jambe. Cette efpece de chaussure eut dans la fuite le nom de campagus,

& varia de différentes maniérés dans íès ornemens, comme le prouvent les statues &fes autres monumens, qui nous font restés de ce temps là.

Quoiqu’il paroiílè.par quelques endroits de la colonne, que l’Empereur & les prin-cipaux officiers de Tannée, étoient chaussés d’une efpece de souliers, à peu près sembla-bles aux nôtres, on trouvera cependant, en y régardant de bien près, que ce n’étoient que^cs galoches, qu’ils chaussoient par dessus les sandales, qu’ils ne portoient pas moins queles autres militaires. Les quatre courroyes qu’on en voit sortir, & monter par dessusles chevilles du pied, le démontrent évidemment. Comme on retrouve cette mêmec hauílu ie dans d’autres monumens, & fur tout dans quelques pierres sépulcrales des mi-litaires, publiées par Gruter, Muratorius, & d’autres, on ne peut pas douter que l’u-fege de mettre des galoches par dessus les sandales, ne fe soit généralement introduitdans les armées, pour garantir le pied du froid dans les mauvaises saisons. Les Ro-mains lorsqu’ils étoient dans leurs villes fe couvroient au reste les pieds comme nous leVisons, ayant des souliers, des bottes & des bottines de différentes eípeces selon les rangs& les conditions qu’on distinguoit par la chauílure ainst que par les vêtemens *).

Polybe, en détaillant les armes offensives Sc défensives des soldats Romains, faitencore mention d’une botte, qu’ils avoient, à une de leurs jambes; & Végéce parle demême d’une botte de fer, dont selon lui les anciens Romains avoient le pied droit ar-mé, comme celui qu’ils portoient en avant, après avoir lancé le Pilon. Tite Live par- H I. 4,.k de même de ces bottes de métal, & en donne auíli aux soldats des Samnites, dont tib IX. 43,d dit qu’ils en avoient au pied gauche ; on voit par Juvénal & par des pierres gravées wínckelm.

Ancich.

que c’e'toit la coutume des gladiateurs. On ne sauroit douter après ces témoignages, ^que les anciens légionaires n’en ayent eu, ainsi que les Héros d’Homere, parmi lesquels F ig _ I99 .Achille nous est représenté dans T excellent bas relief que Mr. Winckelmann a tiré de Winckelm.k ville Borghese, étendant sa jambe pour la faire revêtir d’une plaque de bronze, lors ààqu’il s e fit armer pour vanger la mort de Patrocle. Mais il n’est pas moins vrai, qu’on Fi g , ,z».ste découvre plus cet usage dans aucun de ces monumens qui nous montrent les sol-dats avec toutes leurs armures, & si Valtrinius prétend, y avoir vû de ces bottes quicroient à jour, & dont les bandes de fer entouroient les jambes, on s’apperçoit, qu’iln y a vû que des courroyes, & les nœuds dont on les arrêtoit quelquefois à mi-jam-II faut donc, que dans les derniers temps de la République, on ait cessé de char-ger une des jambes des soldats d’une armure, qui devoir les incommoder dans leursMarches.

le ne parlerai ni des casques, ni des boucliers ni des armes offensives du soldat

Romain.

n’ayant dessein de traiter ici que de son seul habillement. J’observerai seule-

Calce

noins des souliers

"íul/ei, péronés &c. étoient les

Sc des bottines, tels nous

ì«s portons. La chaussure qui laissoit le haut dupied à nû, étoit de l’espece de Cakga qu’onTome II.

appelloit aussi Solea, Crepìda. Balduinus a écritun livre fur la chaussure des anciens, où on"trouve tout ce qui a rapport à cette matière.

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