Plutarçue
Darutr.
Mil Rom.Lit, II.
Dial. 5.
átoer. Ang".XXXVIII.
2.
L2.8 GUERRE DE CÉSAR
étonnante, íans leur faire perdre de leur solidité. On présenta au Roi Demetrius deuxde ees armures complétés, toutes faites de fer, dont chacune ne pefoit pas plus de qua-rante Livres ( ce qui revient à trente & une des nôtres ) lorsqu’on les eílàya en présencede Partisan, elles résistèrent aux traits des petites catapultes. II paroit assez que les cui-rasses des légionaires, dont la partie qui étoit de fer ou de bronze leur couvroit hpoitrine, n’avoit pas même à -beaucoup près ce poids.
Si ces anciens Romains avoient vû des soldats armés comme ils le font aujourd’hui,& vêtus d’une maniéré aussi absurde, & qui a si peu de rapport au métier qu’ils font, ilsles auroient fans doute appelles barbares. II semble que les lumières d’un Maréchal deSaxe devroient suffir pour dissiper ce préjugé; mais peut-être est-il réservé à un autreíìecle de profiter de ses bons conseils.
(XIV.) pag. 101.
Des Tribuns des Légions.
Centuriones in améliores ordines, équités Romanos in tribunitìum restituit hono-rent: II éleva les centurions à des grades supérieurs & rendit aux chevaliers Romainsles honneurs du tribunat . Après avoir lu ce que j’ai dit de Pordre des promotions dansla légion, on saura que César éleva ici les centurions des dernieres cohortes au comman-dement des centuries dans les cohortes, qui selon leur rang approchoient déja de la pre-mière. S’il y ajoute, qu’il rétablit les chevaliers Romains dans les emplois des Tribuns,il s’ensuit, que parmi les Tribuns, qui avoient pris son parti, & dont les uns étoient dePordreplébeïen, & les autres de celui des chevaliers, il n’y avoir que ceux-ci, aux-quels il avoir rendu leurs anciens postes. II n'est pas probable que César ait fait unepareille distinction dans ces circonstances, & il faut qu’il y ait quelque faute dans letexte. Le Manuscrit dont Vossms s’est servi, porte clairement: & tr. in tribunitium re-stituit honorem. Les copistes ont substitué à l’abréviation d 'et tr. celle d'eq. R. Césarayant donc écrit ù tribunos au lieu de ces équités Romanos qu’on lit à présent, onvoit que de la même maniéré qu’il avantagea les centurions, il pourvut aussi à la fortunedes Tribuns, en leur donnant dans son armée les postes qu’ils avoient quittés dans celled’Afranius.
Je ne feroïs que copier Juste Lípse & d’antres, en m'étendant beaucoup ici fur laCharge des Tribuns, dont on fait qu’il y en avoit ordinairement six dans chaque légion,créés en partie par les Consuls & en partie par les lustrages du peuple. Du temps dePolybe, on ne nommoit a ces employs que des personnes qui avoient fait dix ou dumoins cinq campagnes. Dans les siécles suivans, on se relacha de ces conditions, &on vit fréquemment des jeunes gens de condition parvenir au tribunat, uniquement parfaveur, & fans avoir servi dans les armées. Horace íè trouva à la bataille de Pilippi euqualité de tribun, n’ayant jamais fait la guerre, & n’ayanr aucun talent pour ce métier;& Auguste commença par donner le Tribunat des légions, aux fils des Sénateurs q u ’entroient dans la carrière des employs publics. Cette façon de disposer des premieres
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