LZ8 . G U B R R B DE CÉSAR
aussi le leur, en s’approchant aussi près de lui qu’il íeroit possible, autantpour lui donner de la jalousie, & pour Pempêcher d’employer une partie deses forces à de nouveaux établissemens fur leurs derrières, que pour se déba-rasser du coupe gorge où ils s’étoient enfournés. Comme on courroit tropde risque à y faire passer l’armée en plein jour, & à prendre un camp en pré-sence de l’ennemi, dès qu’il fit nuit, ils quittèrent leur position, & diri-geant leur marche vers ces endroits, il ne s’arrêterent, qu’après avoir fran-chi tous les défilés 6c toutes les fondrières qui les en séparoient. Eloignésencore d’une certaine distance du camp ennemi ils commencerent par fairetravailler toutes les troupes à des retranchemens, pour former l’enceinte d’unnouveau camp; mais au lieu de perfectionner la face qui faisoit front con-- tre l'ennemi, ainst que celle de derriere, ils Rappliquèrent plus à prolongerNo. u. les deux lignes des flancs, 6c à s’avancer avec ces deux branches droit con-tre le camp de César (VII). Us étoient encore occupés de ce travail lorsquele jour vint à paroître, 6c comme César ne jugea pas à propos, de les troubler,ils y employerent tout le reste de la journée. Enfin ayant conduit ces ou-vrages à une distance de deux mille pieds, de ceux de l'ennemi, ils leur don-nèrent la perfection requise, en formant un second camp, 6c en se retran-chant également sur toutes les faces selon les réglés de la castramétation dece temps. Ceíar fait honneur aux Généraux de JPompée de ce travail hardióc bien imagine; par lequel ils avoient trouve le moyen de íe tirer d’un mau-vais pas; mais il remarque aussi que s’etant st considérablement avancés avecleur camp, ils s’étoient par la neceffairement éloignés de la riviere, 6c de lafeule ressource dé faire del’eau, 6c qu’ainsi ils n’avoient guéri un mal pré-sent que par un autre plus grand encore.
Ils en firent la triste expérience dès la premiere nuit de leur séjour dan?ce nouveau camp, lorsqu’ils virent tous les passages qui conduisoient à la.ri-viere, tellement occupés par l’ennemi, que personne n’osa sortir pour fairede l’eau. La nécessité d’abreuver les hommes 6c les chevaux, les obligea 1®lendemain à mettre la plus grande partie de l’armée en mouvement, poh récarter l’ennemi 6c pour fe frayer de cette maniéré le chemin à la rivière,
//// animœdvei-so vitio cafirorum, t ot a noBe Sed, quantum opéré procejferant , í3‘ cap' 11tnunitiones projerunt , caflraque cajlris confe- protulerant, tantum aberant ab aqua lonp^’runt. Hoc idem pojlero dìc a prima luce fa- & pressenti malo aliis malis remédia daba>d lii ■ciunt , totumque W ea re diem consumant t