Band 
Vol. I.
Seite
240
JPEG-Download
 

<a40

GUERRE DE CÉSAR

res de l’ennemi, afin de lui fermer les passages de ce côté, aboutissoit à lariviere du côté où est aujourd’hui le village de Sarroca. La riviere for-moit pour ainsi dire la corde de l’arc, dont le contour de la ligne repréfen-toit la figure, il ne la continua pas d’abord de ce côté, où il s’en réservapeut-être le travail jusqu’à la fin (VIII). Sa cavalerie occupant d’ailleurs cebout de plaine, qui étoit entre la Segre «Sc les deux camps, ne rendoit passeulement l’accès de la riviere difficile à l’ennemi, mais lui barricadoit en-core le chemin le long de cette riviere, supposé que la ligne près de Sar-roca , ne fut pas d’abord prolongée jusqu’à ses bords.

C’étoit fans doute une grande entreprise, que celle de resserrer l’ennemidans un camp, par des lignes dont le développement devoit nécessairementembrasser une grande étendue de terrain, & on peut aisément concevoir,quel art & quelle attention ce travail exigeoit. Le terrain d’alentour étantmontueux, & les avenues difficiles, il est pourtant possible, qu’il se soit épar-gné ce travail dans les endroits impratiquables de leur nature, & qu’il ne sesoit attaché qu’à fermer les gorges & les vallées. Toute fois César avoit dé-jà fait de pareilles lignes, & même d’un dessein plus hardi dans les Gaules, &surtout à Alésie, de sorte que la pratique lui en étoit familière. Les ligneSde Durazzo, qu’il projetta dans la campagne suivante contre Pompée, étoientfans doute d’une exécution bien autrement difficile. Ici, il ne voulut queboucher les chemins par où son ennemi réduit déja à l’extrémité, auroit pûtenter de s’échapper; mais a Durazzo il entreprit d’enfermer une armée, quine lecédoit en rien à la sienne, qui n’avoit encore rien souffert, & qui n’a-voitni envie, ni raison d’éviter sa présence. Aussi le succès en fut-il biendifférent, comme on le voit dans la fuite de ses commentaires.

■ Toute la circonférence de ces lignes fut garnie de troupes, quoiqu’ilsemble qu’on ne pouvoit pas la fortifier assez dans toutes ses parties, poufrésister aux efforts réunis de l’ennemi contre une feule. Mais la force & labonté des retranchemens suppléoit au petit nombre de ceux qui les défesl-doient. C’étoit ici un rempart bien élevé «Sc solide, derriere un bon foi#très profond; il n’étoit pas aisé de le surprendre ou de le franchir, fan*donner le temps aux troupes des postes voisins, de venir au secours & aU

— ----- -

In his operibus conjilììsque bidit]sm conjùtnitur : tertio, die magna, jatn pars operis Ç/efr***

procejserat.