E N S P A G N E. Sect. VIL
X4i
gros de l’armée qui restoit au camp, comme un corps de réserve de mar-cher du côté, où l’ennemi tenteroitde se faire jour. On sait, que pourlors rien n’étoit d’une exécution plus difficile, que la sortie d’une armée en-fermée dans de bonnes lignes. A Durazzo, Pompée, quoique supé-rieur en troupes, n’auroit pas si aisément franchi les lignes, si quelquesofficiers Allobroges ne lui en avoient pas fait remarquer les défauts; & enhsant les circonstances du blocus de Pérusie, on ne voit pas fans en etretouché tant de valeur <Sc de bonne volonté, employée ou plutôt inutile-ment prodiguée par les troupes du frere de Marc-Antoine, lorsqu’elles ten- deterent de pénétrer par les lignes, dont Auguste les avoit environnées. iib. v.
César employa deux jours à travailler à ses retranchemens avec toute 7 09 -la diligence imaginable ; au troisième f ouvrage étoit déja poussé si loin,que l’ennemi qui peut-être dans le commencement, n’en avoit pas pé- Ch -**•netré l'objet 6c le motif, en fut effrayé, & qu’il résolut de mettre touten œuvre, pour en empêcher le progrès, II faut bien que le risque qu’ilavoit couru dans fa marche les jours précédents, eut fait une si grande im-pression fur lui, qu’il n’osoit plus revenir à l’idée de la poursuivre, & dequitter ces lieux avant que les lignes fussent entierement achevées. II pritplutôt la résolution, autant pour en arrêter le travail, que pour relever sesaffaires d’offrir la bataille. A cet effet il donna environ vers les deux heu-res après midi à toute l’armée le signal, de sortir du camp, 6c de se rangeren bataille à la tête de fes retranchemens; croyant que pour ne pas laisser lecamp fans troupes en présence d’un ennemi qui faisoit mine de l’attaquer,
César feroit, du moins pour ce jour là, quitter le travail aux soldats. II au-roit été aisé à celui - ci de faire perdre aux Généraux ennemis tout le fruit deleurs manœuvres, en restant tranquillement dans son camp fans fe soucier decette bravade, vû qu’il étoit bien persuadé qu’ils n’auroient jamais la har-diesse de l’y insulter. Mais il sentoit d’un autre côté, qu’il lui feroit très dé-savantageux de ne pas se montrer du tout Lc de paroître craindre d’en venira «x mains. Sa réputation en auroit souffert, & sa politique auroit pû être
à ìmpedicndœ rei causa, hora circiter IIX mantque omnium , videri proelium defugijse,signo dato, lc & i 0ìleS educimt , aciemque sub ca- magnum detrimentum adferebaî.
Jltis instnmnt, Cajar ab opère Icgiones revo- Aciei crat Asratiìana duplex legionum Vcat, equitatum om» em convenir e jubet, aciem tertium in JubJidiis locunt alarieecohoi tes obti minstruit. Contra opinionetn enitn militura , fa- nebant . - ,
2W1I. H h