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Vol. I.
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2.42. GUERRE DE CÉSAR

regardée,' ou comme timidité, ou comme un manque de confiance en l avaleur de íes troupes. De plus le refus de la bataille auroit relevé le cou-rage de l’ennemi, &c dérangé le plan qu’il s’étoit fait de le forcer à mettrebasses armes. C’est pourquoi, il ne balança pas un moment à fe mettreégalement en bataille, devant son camp, après avoir rassemblé fa cavalerie»& rappellé les troupes commandées pour le travail.

L’armée des Généraux ennemis étoit composée de ces cinq vieilles lé-gions de Pompée qui de tout temps avoient eu leurs quartiers en Espagne,d’un grand nombre de troupes nationales, & d’une cavalerie mal discipli-née, intimidée & fort inférieure eû égard au nombre, à celle de César.Afranius rangea toute son infanterie légionaire sur deux lignes, & mit lesEspagnols dans la troisième. Comme César ne dit mot du poste que la cava-lerie avoit occupé, dans cet ordre de bataille, il est très vraisemblable, qu’A'Voye^c*!: f ran i US n’osa pas la mettre en ligne, ni l’opposer à celle de l’ennemi, de peur5 qu’étant renversée, ses flancs ne fuflent d’abord découverts. C’est pourquoiil étendit considérablement le front de son infanterie, en mettant toutes ff slégions fur deux lignes au lieu de les mettre fur trois, comme c’étoit la cou-tume. 11 n’est pas non plus douteux, qu’il n’ait employé un certain nombrede ses cohortes, à garantir les flancs de l’armée par les dispositions les plus pro-pres à cet objet, d’autant plus que ses ailes étoient en l’air & fans aucuneprotection. Au reste il n’y a rien d’extraordinaire dans cet ordre de batail-le, si ce n’est que d’y voir Afranius former une troisième ligne des troupeslégères. Dans l’ancienne milice, on y mettoit lestriaires, ou ce qu’il y avoirde mieux dans l’armée; & dans les derniers temps de la République, on nes’écarta pas non plus de l’ancien usage de se ménager de bons corps de réser-ve, & on forma pour cet effet une troisième ligne d’un certain nombre de co-hortes tirées de chaque légion, comme César le fit ici & dans toutes les occa-sions; c’est ce qu’observoient aussi tous les bons Généraux de ce temps. Afra-nius en postant ses troupes légeresdans la troisième ligne tout près de ses retrafl-chemens, dont il se flatta d’être suffisamment couvert, s’écarta de cette maxima& ne pensa dans ce moment, qu’à assurer son front & ses deux flancs. ívoulut surtout mettre par sa disposition son infanterie légere & sa cavalerie àl’abrì du premier choc de la redoutable cavalerie de César, peut-êtreil aussi qu’il trouveroit l’occafion de s’en servir pendant le combat, en les Ma-tant à portée de prendre l’ennemi en flanc, en cas qu’il s’approchât déplus près-