EN ESPAGNE.
Se ct. VII.
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César rangea son armée d’une maniéré bien différente de celle de l’enne-tti. Toute sa groffe infanterie, composée également de cinq légions, futtuise sur trois lignes, dont la premiere présenta vingt cohortes de front. La se-conde & la troisième, n’en avoient chacune que quinze. II y eut ainsi selonfa disposition dans la premiere ligne quatre cohortes de chaque légion; desà autres, trois entrerent dans la seconde, & trois dans la troisième ligne,à façon que les cohortes d’une légion, étoient immédiatement placéesles unes derriere les autres. Selon cet arrangement les intervalles de la secon-de èc de la troisième ligne étoient plus grands que fur le front. César plaça icidans ces intervalles, tout ce qu’il avoitde gens de trait, ses archers ôc íes fron-deurs (IX). Sa cavalerie partagée en deux portions égales, se posta aux ailes& fur le même front que ses légions.
La distance d’un camp àl’autre n’alloit qu’à deux mille pieds, & cefut cependant dans un terrain d’une si petite étendue, que les deux armées setrouvèrent en bataille, chacune à la tête de ses retranchemens. En décomp-tant la place que chaque armée occupoit en bataille, il ne resta qu’environl’espace de 666. pieds entre les premieres lignes des deux armées ; ainsi à pei-ne autant qu’il en falloit pour se mettre en mouvement & pour aller au choc (X).Quelque petit que fut ici l’intervalle qui séparoit les ennemis, on étoit pour-tant de part & d’autre bien résolu, à ne pas le franchir. Afranius malgrétoutes les raisons qu’il avoit de tenter le fort d’une bataille pour fe tirer defa détresse, n’osoit cependant pas quitter la protection de ion camp, & ex-poser son armée au moment où elle se seroit ébranlée à être enveloppée par lacavalerie ennemie. Toute sa disposition n’étoit que pour la défensive, &ilfaut bien qu’il lui ait paru impossible, de former & d’exécuter sur ce terrainu n projet d’attaque, sans causer l’entiere destruction de ses troupes.
Casaris triplex : J'ed primam aciem quater-11 ce cohortes, ex V. legionibus tenebant: liasfitbfìdiariœ ternit , Sj rursus alis totideiit , faitcujiuqug legÍQuis faùfequebantur’. fagittariifan-ditoresqiic média contincbantur acie: equita-tus latera ciug e l att
Sed eisdemdc cansts , quit fant cognitic , quominus dimicare vdlct , movebatur ; atque hocctiam magis , qttod spatii brevitas , etiam in
fugatn conieBis adverfariis, non multum aifammam viBoria iuvare poterat : nonenimam-plius pedum millibus II, ab cajlris castra dista-bant. Hinc duas partes acies occupabant ; tertio.vacabat,ad incurjùm atque impetum militum re-lief a. Si proelium committerctur, propinquitascastrorum celerem faperatis ex saga receptumdabat. Hac de causa constitueras figna inferen-tibus reststere , prier proelio non lacestère.
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