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Vol. I.
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*44 GUERRE DE CÉSAR

Les motifs de César pour n’en pas venir aux mains, n’étoient pas moinsforts. L’ennemi étoit aux abois, & touchoit au point de lui céder l’Esp a "gne fans coup férir. En l’attaquant do né à présent, il auroit perdu le fru lEde sa conduite, & de sa modération, & justifié les plaintes du soldat, sur cSqu’il avoit laissé passer malgré eux, les bonnes occasions de le combattre aveCtout l’avantage possible. Quelque succès même qu’il eut eû dans la mêlée,la victoire n’auroit jamais été complété, à cause du voisinage du camp quihii auroit servi d’asyle en cas de retraite, & l’auroit d’abord dérobé à sa pour-suite. II jugea donc à propos de ne pas se refuser à la bravade de son en-nemi ; mais il n’eut aucune envie de le chercher & de l’attaquer.

Les deux armées resterent ainsi à se regarder jusqu’au soir, sans faire temoindre mouvement. A la fin les Généraux prirent le parti, de part & d’au-tre, de les ramener au camp. Afranius ne tira d’autre avantage de ffsmanœuvres que celui d’avoir empêché le travail des lignes pour ce jour là,tandis que fa démonstration suivie de si peu d’effet, rastûra César sur la crain-te que l’ennemi réduit à la derniere extrémité, ne fit quelque coup de déses-poir, qui auroit pu donner lieu à des íçenes meurtrières qu’il vouloir éviter.

Le lendemain, César fit recommencer le travail des lignes, & redou-bla ses foins pour les perfectionner; tandis que les inquiétudes des LieutenanSde Pompée augmentoient d’un moment à l’autre, à mesure qu’ils voyoientles issues de leur camp embrassées & fermées par ce travail. II ne leur reí-toit de libre que le seul passage qui conduisoit à la riviere: mais la plus grandspartie de la cavalerie de César y avoit si bien pris poste, qu’ayan* voulu leSjours précédents approcher de fès bords pour faire de f eau; ils s’étoient

Tait instruSta acie , tenere user que pro-pojttum videbatur; Casar, nist coaciii *, proe-iium non committere; ille, ut opéra Cœsarisimpedìret. Producitur t amen res ; aciesquegd jolis occajùrn continental' : inde utrique incastra discedunt.

Pojtero dîe munitiones institut as Cœ-far parût perficere; ffli vadutn flumiuisSicoris tentât Ci fi transite postent. (hare animum adverfa, Cajar Germanos le-vis armatura , equitumque partetn ftumen

transjicìt , crebrasqae in ripis cistodias dis-solut.

Tandem omnibus rébus obsejjï , quarta tfljam diem fine pabulo retentis jamentis , aqà* »lignormn, frumenti ìnopia , conloquimn pt'tunt ■; èf, id fi fieri pojfit jemoto a militib l,sìoco. U bi id a Cajdre negatum U, palatn /colloquì velíent, concestum est; datitr obfid fSloco Cítjurifi-ius /Ijranii. Venitur in eutn 1°cum , quem Cajar delegìt, Audiente utr 0( l neexercìtu loquitur Ajranius.