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maife a été plus modéré, quoique sou-vent licentieux , & abusant de son sa-voir , de son esprit, & de sa réputation.J e puis donner pour exemple d’un sagecritique Jean Frideric Gronovius, quia une profonde érudition, 5c beaucoupde pénétration 6c de sagacité, a joint une'rare modestie, 5c une grande circonspec-tion. Dans un commerce étroit de lite—rature que j’ai eu pendant plusieurs an-nées avec M. Bochart , nous avons eusouvent des différends fur cette matière,,comme fur beaucoup d’aucrcs. Il s’étoicfait une habitude fi fréquente de ces in-terpolations , qu’il appelloit restitutions^qu’en voulant faire honneur à son esprit ,& à son savoir, il f isoit souvent tort àson jugement. On en pourra juger parles exemples suivants. Il fit consulté unjour par Ion ami M. de Brieux sur le sensd’un passage de Servius , dans son Com-mentaire sur la cinquième Eglogue deVirgile, où il met entre les caractères^de la figure d’Appollon , Gryphena tm tquoi & terrenun nurnen oíìendit. Il nebalança point à reformer le rao tG*jphe~ns.it n en celui de Girypdt 'ètn n, 8c il louantfa conjecture par une longue dissertation;,curieuse à la vérité, 6c fort applaudie par