Hll E T I A N A. 33D
•s’est formé le mot Grec M»? , qui si-gnifie le Soleil, &r le Genie', d’où vientîe plurier /aHìu , c'est-à-dire les Mois ,qui sont produits & reglez par la révo-lution du Soleil. Et le mot (i»tu , se-lon le dialecte Eolique, a fait celui depi'ms ; d’où s’est fait le LatinManes ,qui font lesGenies, suivant ce mot-deServius, ìn <s£neid.u. 743. Manès ge~tììos dicit , qu os cum vita fortimur. Cespassages de Jeremie, 7. 18. d” 44. 17 ,18, 19. où il se plaint si amèrement dela superstition des Israélites , qui fu-ioient des gâteaux à la reine du Ciel,des libations aux Dieux étrangers,semblent avoir un grand rapport aveccelui d’Isaïe. Rien ne prouve mieuxl’explication que j’en propose , que lesparoles de Strabon , lib. u. iz. où il ditque dans la Ville de Cabires, capitaled’Arménie , il y avoir un Temple, qu’oaappelíoit le T emple du M en de Pharnace ,c’est-à-dire , de son genie ; & que le ser-ment qu’on appelíoit royal, étoiten ju-rant par le Men , c’est-à-dire k geniede Pharnace , & la Fortune du Roi. ílajoute que ce même temple étoit auflïconsacré à la Fortune ; &z il nomme en-suite plusieurs autres temples d’Asié ,