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Les pé-lagiensobtien-nent lacòndam.nationdes propositionsd’Attg.
Troisième Lettre
/ton favorable pour réussir dans leur entreprise ,Sc prirent le tems que la Chaire de Saint Pierreétott occupée par un Pape qui ne connoissioit pasAugustin, qui avoit été si eftitné de ses prédé-cesseurs , &. en avoir reçu tant d’éloges. ( Sur-rexît mtere'à Rex no r vus friser jUjyptum quiignorabat Joseph. ) Ce nouveau Pape s’étoitmême déja déclaré contre Augustin, en approu-vant l'ouvrage d'un Pélagien, dans lequel leDisciple euchérislknt encore fur le Maître, avoirentrepris de retrancher ;e nœud de la Prédefiina-tìon. Dans des circonstances íi favorables , lesPélagiens préícuterent leur Mémoire, & firentde plus entendre au Pape , que quand mêmeils y suroît des propositions vraies parmi cellesdont ils lui demandoient la condamnation, il nefalloir pas y avoir égard, parce que les Disci-ples d'Augustin les soutenoient dans un mau-vais sens. Les Pélagiens eurent tout le succèsqu’ils pouvoienr désirer; leur Mémoire fut reçu,on fit droit dessins. Tous les articles qu’ils a voientdénoncés , au nombre de plus de cent , furentproscrits comme faux , erronés, blasphématoi-res, hérétiques, &c. Sc chargés de vingt-cinqqualifications , les unes plus dures que les autres.Mais aucune des qualifications n’étoit appli-quée; le Pape laissoit aux lecteurs le soin d’enfaire eux-mêmes l’application ; semblable à unJuge sage & sachant son métier, qui condam-neroitplusieurs criminels à différens supplices,au feu, à la roue, à la potence , au fouet, auxgalères , &c. fans déterminer ceux qui devroientêtre brûlés , roués, pendus, & laislèroient auxennemis de ces malheureux le pouvoir d’exécu-ter eux-mêmes la Sentence , & de déterminer àleur gré les supplices.
La Sentence ainsi rendue contre Augustin &íes Disciples, fans avoir été entendus, quoiqu’ils