à Morenas. 14s
tire Faculté de Théologie , eût toujours étéaussi sage Sc aussi judicieuse dans ses Décrets& dans ses Censures.
Vous remarquez > Monsieur > & il faut avouer T. 7.que votre remarque est juste, que cette Facul-p. 40;,té, qui favorisa le divorce de Henri VIII ,ad ann.craignait cependant jus q»’À l'ombre de l’héré- 1 5 so.fie , O* censurait tout ce qui pcuvoit cn êtresoup- 1 3,sonné. Telles furent , dites-vous , les deux Juste ie-propositions suivantes : La Sainte-Ecríture ne piocheje peut bonnement entendre fans la langue^j ^^grecque Sf autres semblables. Il ne fe peut ^ ffaire qu’un prédicateur explique , selon la fé-par Mo-rité , l’Epitre & l’Evangile sans les dites lan- tenas,gués. On entend ce que vous voulez dire parcette crainte de la Faculté , qui alloìt juf-qu'à craindre l’ombre de F hérésie , c’est-à-dire ,jusqu'à craindre l’hérélìe où il 11’y en avoirpoint.
Vous auriez bien pû & dû faire ['application T. í,de cette réflexion à la censure qu’elle sic des?- 43-propositions de Baïus en 1 ;4o , puisque parmi 14.ces propositions , il y en a au moins quelques- 1 ® Facul-unes qu’elle 11'a pû censurer que par une crainte 1 ^ de c ç*'excessive de l’ombre même de í’hérésie : telle (- Llre <j eS "est , par exemple, la quatrième. Le libre <*r-p tO p 0 c,bítre de lui-mcme ne peut que pécher , ©* toute tions cteœuvre du libre arbitre laissé à lui-même , efi «»Baius furpéché mortel ou véniel. Si l’homme n’a de lui- le ,. , ‘^ ircmemeque le peche, nemo habet ntfl peccatum , • j onC
comme un Concile la décidé, certainement iltrès-ca-ne peut de lui-même que pécher. Telle estlatholi-sixieme: Pouvoir pécher n’efl pas de 1‘essence du 4’ics,libre arbitre del’hcmme ; £7 cettefaculté depéchern’a peint été donnée de Dieu à l’homme. En vé-rité il faut que les Docteurs qui ont censuréla premiere partie de cette proposition commefaufje } Sc la seconde comme hérétique, aient