2 s S Dixiemi Lettre
qu’ils demandent : si on leur refuse , y a-t-is.rien de plus injuste ? 8r nec dubitare permittitur >quid iniquius ? Si on leur permet d'en douter,cela n’est-il pas plus que suffisant? Si permit-Ibià.titur > quiet fufficientius ? Ce fait peut être dou-C. 30. teux, continue Saint Augustin , mais il n’est2,5. „ pas douteux qu’il ne faille faire toute chose
C’estèue,, pour ne pas troubler la paix de l’Egliíe. Et ainsiméchant „ quiconque la trouble pour le mal incct.ain<l ue de „ d’une autre personne , est lui - même certai-la° U aixde” nement méchant. „ A»i pro in certa nlienoP Eglise L m alo pacem Chrijìi respait , certijjime maluspour un e ft- -Née abfolvamus dubia , nec damnemus ,tel sujet. S f pace m Chrifii , cujus bonitm dubium non esc ,fraternâ di’.ectione teneamus. Que je croieIbid.Jansénius innocent on coupable, qu’importe-c - 49 * ■ t-il à l’Eglise , que lui en revient-il ? Vincitenim vos, non folkm qui CecUianum feit in-nocentem , verùm etium qui nescit nocentem ..Je veux- même qu'on ait donné de bonnespreuves > s ce qui n’est pas ) que Jansénius aerré , quelle nécessité y a-t- il d’exiger des sim-ples qu'ils le condamnent, & d’obliger des-4Í Religieuses à signer fa condamnation , en faï-Quand ^ ant Pb ,s korrible serment ? Faut - il courir-même on par - tout un Roiaume , par toute la terre ,aiwoit pour apprendre aux simples ce qu’ils ignorent?prouvé Pourquoi cela , dit Saint Augustin ; est-ce pourque Jan q u qi s soient innocens ? Mais ne le sont - ils^enuis a^ as , quoiqu’ils ignorent ce qu'on veut leurqu’elle faire condamner ? Est - il nécessaire , pour con-nécessiié ierver l'innocence , de connoître le crime d'au-ja t. il trui ? Non fans doute, répond Saint Augus-d’exiger t in ; mais il est nécessaire de ne pas consentir-ai^ 1 ' ® cenx qu’on connoît , & de ne pas juger té-
qu’ils U tnérairement de ce qu’on ne connoît pas. An,conda.n- currere debemns , & eos dccere qttcd feimus ?»cnt ? Ut quid hoc ì Si ut innocentes fini , inno*