t?8 Douzième Lettre
„ feu, de l’érudition, & personnen'étoitplus ea-„ pable que lui d’accréditer les scntimens dti„ Prélat. „ C’est ainíi que vous parlez de M. Ar-naud. , à l’occaíion des Apologies qu’il fit ,étant encore jeune Docteur , comme M. Hu-bert , qui se déchaînoit dans ses Sermons con-tre Jansénius. Les deux Apologies du jeuneDocteur contre le Théologal, qui en fut at-terré, & l'Apologie pour les Saints Peres ,firent des lors regarder M. Arnauld , si l’onen croit M. Morenas , COMME LE CHEF DESJANSENISTES ET LA COLONNE DUfARTI EN FRANCE. Permettez - moi devous dire, Monsieur , que vous êtes vision-naire: vous êtes cet homme dont le Poète dit...Sub luce maiignâ aut •videt aut 'vidijf 'e putatfub nubila Itinam. Vous voiez des partis , deschefs , des colomnes, où il n'y a rien de toutcela. Ceux que vous qualifiez de Jansénistes ,ne reconnoifsent pour chef que Jésus-Christdans le Ciel , le Pape & les Evêques fur laterre ; pour merc , que i’Eglife ; pour parti ,que la Croix de Jeíus-Christ , fes mystères ,fa doctrine prêchée par les Apôtres, consignéedans les Livres saints & dans la Tradition noninterrompue depuis Jésus-Christ jufqu'à nosjours.
I - Pour venir à M. Arnauld, vous en parlezd’une maniéré qui me fait croire que vous"uelciae” '3 norez ìâ source où il puisa son Jansénisme ;opuscules je veux vous l’apprendre , & quelles furentde S.Au- les premières leçons qu’il en reçut de M. l’Ahbégustin, & de Saint-Cyran. Voici la chose en deux mots,y puiie m. de Saint-Cyran aiant engagé M. Ar-meiîs” 11 nau ^ a l’étude de la Théologie , il lui donnaqu’st a un petit volume d’Opufcules de Saint Augu-toujours stin fur la Grâce , fans lui dire autre choie ,sinon , qu,’;/ les lût bien , £? qu’il ne s’en répen-