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Tome second.
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présent au public. L’ouvrage à’Elinand n’est qu’one compilationpeu judicieuse & mal écrite. On y trouve cependant quelquesfaits pour l'histoire de Fiance de son liccle. II. Oesquin’onr pas plus de prix que son histoire. III. Des vers françois furJa mort , que Loisel publia in- S Q en r 594 ; on auroit dû leslaisser dans la pouffiere des bibliothèques, à moins qu'on aitvoulu les donner comme une époque de la barbarie de notrelangage.

ELEUTHEÈ.E , évêque de Tournai vers l’an 490 , fut unprélat édifiant, dont il nous reste un sermon sur la Trinité quia été imprimé dans la bibliothèque des peres.

ELOI > (Saint) naquit dans le village de Cadaillac près deLimoges vers l’an 588, d une famille chrétienne. Ses parens re-marquant en lui beaucoup d’adrcsse pour les ouvrages des mains,le canfierent à nn orfevre nommé Abdon , directeur de la mon-noic à Limoges, qui lui apprit son arr en peu de temps. A l’âgede trente ans , quelques affaires l’obligetent d’aller à la cour deClotaire II, qui éroit alors à Paris. Le Roi voulant faire faire unsiégé magnifique orné d’or & de pierreries > Eloi se chargea dece travail 8c apporta deux chaises au lieu d’une qu'on atren-doit. A la vue de la premtere , Clotaire admira l’habìleté del’cuvrier ; mais il admira beaucoup pins fa fidélité , quand ilvit la seconde. Remarquant beaucoup d'esprit dans ses ré-ponses , il lui donna part à fa confiance , &i crut devoir l’em-ployer à des choses plus importantes. Pour se Rattacher plussûrement , il lui proposa de prêter le serment de fidélité. Eloicraignant de jurer sans nécessité , s’en défendit avec toute l’hu-ïnilité possible ; & croyant qu'il ne pouvoir éviter d’ossenser Dieuou de déplaire au Roi, il versa des larmes. Le Roi en fut tou-ché, 8c dit que cette délicatesse de conscience l’ajsuroit plus de fa,fidélité, que tous les fermens qu’il eùt pu faire. St .Eloi, peu con-tent de ce qu’il avoir fait jusqu’alors pout son salut, entrepritde mener une vie plus mortifiée. U portoit des habits magnifi-ques , 8c quelquefois tout de soie , quoiqu’elle fût encore rare ;car l’ufage des vers à foie n’étoit venu des Indes qu'au com-mencement du sixième siecle. U avoir des ceintures 8c des bour-ses garnies d’or & de pierreries. Mais quand il eut fait de plusgrands progrès dans la vertu , il donna tous ces ornemens auxpauvres , 8c il socouvroit si simplement, que souvent une cordelui servoit de ceinqrre. Eloi fonda deux célébrés monastères ; fuitprès de Limoges , qui est'Solignac où il mit des moines tirés deLuxeu. En peu de temps il y eut jufqu’à cent cinquante moinesde divers pays, qui exerçoient plusieurs métiers 8c vivoient dansune glande régularité. St. Eloi vouloir s’y retirer lui-même , maisíà providence le destinoit ailleurs. L’autre monastère qu’il éta-blit , fut pour les filles, à Paris dans la maison que le Roi luiavoir donnée. II y mit une discipline très exacte, y assemblajrjfqu’à trois cens filles, & leur donna pour abbesse Ste. Âure^