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Tome second.
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est certain que quelques-unes de ces censures ont été plus loìaque le concile de Tiente. On a une preuve de la soumiflìoi»d'Erasme à s église , dans une lettre qu’il eciivit en 1527 a sonami Bilibeldus de Bàle. „ On ne doit pas s étonner , dit-il , si je„ m'en tiens à l’intcrprétation de l'église , lorsqu'il s’agit d’ex-„ pliquer l’eciiture-fainte ; puilque c’est son autorité , qui mej, fait recevoir récriture , 8c qui m'engage à y croire.

ER.IGENE, voyez SCOT.

I. ESCOBAB. d c Mendosa , ( Antoine ) fameux Jésuite espa-gnol, mort en 1669, à plus de 80 ans , fut un bon religieus& un très-mauvais casuiste. Nous avons de lui, I. Des comme n-taires fur l’ancien Sc le nouveau testament en latin, à Lyon rSSzr,en s vol. in-fol. qui ont eu quelque succès au delà des Pyrénées}mais qui ont fait très-peu de bruit en France. II. Une théologiemorde , imprimée plus de quarante fois > 8c qui ne méritoit pasde l’être une feule. L'éloquent Pascal en a relevé tous les excèsdans ses lettres provinciales. II est étonnant qu’un chrétien ,qu'un théologien > qu’un religieux ait cherché à excuser ou à pal-lier tous les vices. III. Des instructions pour les confesseurs ; ellesfont infectées des principes de fa théologie morale. Ces ouvra-ges sont en latin. Efcohar étoit également connu par l'austéritéde ses moeurs 8c par le relâchement de (â morale. On di soi t delui Opx’il achetcit le ciel bien cher pour lui-méme , & le donnoic »bon marche ttux autres.

II. ESCOBAR., ( Barthelemi ) né à Seville en r 5 58 , d’une fa-mille distinguée , vendit presque tous íes biens pour les distri-buer aux pauvres. Animé de l’ardeur de porter l’évangile cherles infidèles , il passa aux Indes où il prit l'habit d Jésuite. Sestravaux répondirent à son zele, 8c il mourut saintement à Lima ,en 1624. Nous avons de lui un grand nombre de fermons eulatin pour un avent , un carême , pour les fêtes de Notre-Sei-,gneur , 8cc. On y voit un homme nourri de l’écriture-sainte &des Sts. petes ; mais le défaut d'élégance les confine dansl’obscurité des bibliothèques.

ESCR. 1 VA , ( Franfois ) Jésuite espagnol , né à Valence , futdistingué dans son ordre par fes vertus 8c son talent pour ladirection. Il bruloit de zele pour le salut des antes , 8c il eut lebonheur d’en ramener plusieurs. Nous avons de lui, I. Un traitéde quatuor novi(Jímis. II. Difcurfus de obligationìbus status uniufeu -jusque. Ce pieux 8c savant Jésuite termina sa carrière en 1617à 87 ans.

ESPEN , ( Zeger-Bernard Van ) célébré canoniste , né à Lou-vain en 1S4S , s'adonna pendant qnelqne-teihps à la rhéologiefcholaftique. Cette science aride ne nourrissant pas assez sonesprit , il se consacra à l’étude de la discipline ancienne 8c mo-derne de l’église. Le bonnet de docteur en droit lui fut décer-né en 1675 > 8c il enseigna depuis lors cette science dans le col-lège du pape Adrien vi, Sqn mérite lui suscita des jaloux 8c des