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ennemis. Un pere Désirant Augustin lui imputa des projetsatroces en matière de religion & d'érar ; mais n’ay.int pas puprouver son accusation il fut obligé de disparoître. Un écrit su?le sacre des evêques r de eçiscfis requifitis ad confecrationem )excita une nouvelle tempête contre lui en 1726. II paroissoitapprouver dans cer ouvrage le sacre de M- Ffienwen , archevêqued'Útrechr, &on leregardoit comme non canonique. Certe affaire,jointe à sa façon de penser sur les disputes du jansénisme , le forçaá abandonner sa chaire & Couvain. Le cardinal archevêque deMalines l’ayant sommé de souscrire le formulaire d ’Alexandre VII,
6 la constitution unigeitirm, il íe réunit avec quarante ecclé-siastique du pays , pour porter ses plaintes à l’Empereur desvexations continuelles, que les Jésuites , où leurs suppôts , leutfaisoient subir. Cette plainte ne paroissant pas avoir un boneffet , il se retira parmi les Catholiques de Hollande, qui avoientUne grande idée de l’on, savoir Sc de sa piété. Amersfort futla ville qu il choisit pour asyle , & dans laquelle il finit seSjours en 17aS , à Szlsirs. Sa-modestie, fa simplicité, fa frugalité ,ia candeur & fa piété le faisoient autant aimer que respecter.II ne se contentoit pas de donner aux pauvres les revenus de fachaire , il leur confacroit une partie de son patrimoine. Ami deTétude & de la retraite , il ne se montroir au public que par sesécrits. Plusieurs tribunaux de justice, un grand nombre d'évèques,& quelques souverains le confultoient comme un oracle. L’em-pereur faisoit tant de cas de lui, qu’il donna en 1729 , à un im-primeur de Cologne un nouveau privilège écrit de fa main , ponttous les ouvrages de ce savant. Les principaux font, 1 . Jus eecle-siafticum uni'versum , à Louvain (Paris) J7s3,4 vol. se.fol. 11 . Depeciiliarite.ee & simonie. III. De ojf.cììs cctneniccrum. IV. Traflatltrtiisiorico canonicus in canones.V. De cenfuris. W. De promulgationsle”um ecclesiasiicarum. VII. De recurfu ad priùcipem. VIII. Quel-ques écrits fur les affaires du temps. La plupart de ces ouvra-ges ont été réimprimés plusieurs fois. Ifs font une preuve de falecture assidue , qu’il avoir faite de récriture-sainte , des pères ,des conciles , du droit civil 8c canonique. Il feroit injuste d’ydésirer plus d’agrément qu’on n’y en trouve > parce que le gemequ’il trairoit ne les comporte guere.
ESPENCE , (Claude d’j naquit à Châlon'-sur-Marne , d’unefamille noble, lt sut recteur de l’université de Paris , & ensuitedocteur de la maison de Navarre. Le cardinal de Lorraine quise l’etoit «tache , le mena à Rome , où il fut si for t estimé dePuni IV, que ce Pape avoir quelque dessein de le faire cardinal.„ Toutes les fois , dit-il , depuis, qu’il me souvient de cette,, courte fumée , 8c du bruit qui pour lors. me passa devant !es„ yeux , d'un honneur si grand Sc si gratuit, que tels si chére-,, ment marchandoient , & ne l’emporterent ; autant de fois je,, remercie Dieu de ce qu’il ne permit pas que le Pape exécutât,, la volonté qu’il avoir de me faite tant de bien, ou piutôt
tant