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Tome second.
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3 , tant de mal. II assista au colloque de Toissi , Sc eut beau-coup de part à tout ce qui f'e fit en France pour la conservationde la foi catholique. II mourut en 1571,5c fut enterré dansréglife de St. Côme, où l'on voit encore .on épitaphe. Nousavons de lui Un commentaire íur les épîties de S t. Paul à Tim thee8c à T-te , composé de deux parties. 11 explique dans l’une letexte de l’apôtre par des notes judicieuses 8c lavantes > fur cha-que mot, pour en faire connoitre le lens 8c la force. Il a re-cours au texte g;ec , 8c cite souvent les peres. II traite dansl’autre partie plt-iìeuis billes questions touchant la hiérarchie 8cla discipline de réglife par des dissertations auxquelles il Zdonne le nom de digressions. Dans une note fur le sens littéral,il expliqué la volonté de Dieu de sauver tous les hommes , dela même maniéré qué St. Augustin, dont il cite les passages. IIajeute aux explications de ce pere celle de Jean Dtmefcne , qu!distingue la volonté antécédente Sc la volonté Conséquente. Ufuit toujours St. ■‘v.gustin fur les mystères de la grâce 8c de làprédestination , 8c dit qu'il faut lire avec précaution tes ouvragesdes peres grecs, fur le libre-arbitre. o fait que la plupart dcces Sts. docteurs avoient à combattre les Manichéens, qui dé-truifoient le libre arbitre 5 8c que les Pélagiens n'avoient pointencore paru. L'auteur fait de belles réflexions fur la vie lainteque doivent mener les évêques , 8c Iur les devoirs attachés àleur dignité. II a compose un grand nombre d’autres ouvrages »dont les principaux font , I. Six livres de la continence.II. Cinq fur l’adoration dé Y Eucharistie. III. Un traite' furl’antiquité 8c les auteurs des collettes. La plupart de ses écrits nèfont que des recueils, où il ne fournit presque rien de l'on fonds 5mais dan, lesquels il met dans un bel ordre quantité de passa-ges choisis , lur les sujets dont il parle. Le style en est asseísnoble.

ESTIUS , ( Guillaume ) de Gorcum én Hollande, d’une famillenoble, fit fés piemietés études à Utrecht, 8c fa philosophie , ainsique ía théologie, à Louvain. Après avoir enseigné ces deux sciencespendant deux ans avec un succès peu commun,il reçlrt le bonnet dedocteur en théologie en 15 80. Appellé à Douay pour y professer >ïl fut fait supérieur du séminaire de Cette ville 8c eníuite prévôtde l’égliiede St. pierre, 8c chancelier de l’univeisité. Cette écolefleurit beaucoup par ses foins , 8C il donna le premier l’exemplede l'amour du travail, de la retraite 8c de la modestie. Sa mortarriva a Douay en rârz , à 7a ans. Nous avons de lui plusieursjavans Ouvrages en latin , I. Uhifioire des martyrs de Gorcummassacrés dans la révolution que le calvinisme causa dans cepays. II- Des emmentaires en 2 vol. in-fot. fur les quatre livresdu martre des sentences , qui embrassent toute la théologie,III Un eontme.itaire fur les épîtres de St. Paul aussi en 1 vol. in fol,ÍV. Des remarques fur les passages difficiles de l’écriture sainteimprimées à Douay 8c à Anvers. Le commentaire d’Fstius fur líTome U, H