Band 
Tome second.
JPEG-Download
 

;8 E T I

maître des sentences est une des meilleures théologies que noujayons. II établit la doctrine de l’égii/c par des passages de ré-criture & des peres , & par des raisonnemens solides. On nesauroit trop en recommander la lecture aux jeunes théologiens.Celui fur les épîtres de St. Paul est généralement estimé. On ytrouve beaucoup d'érudition , de justesse & de discernement. Uy explique exactement le texte > en rend fidèlement le sens »applanit toutes les difficultés, & donne une si parfaite intelli-gence de ces épîtres, qu’on peut se passer des autres commen-taires , quand on a bien étudié celui-ci. II appuyé tout ce qu’ildit des passages des peres grecs & latins. 11 a expliqué aussi lesépîtres canoniques jusqu’au cinquième chapitre de la premiereépître de St- Jean. Barthelemi de la Pierre a suppléé le reste , Sc afait quelques additions au commentaire fur les épîtres de St.Paul. Les remarques d’Estius fur les endroits difficiles de ['écri-ture , font le fruit de ses conversations ou conférences qu’ilavoir avec les ecclésiastiques du séminaire de Douay. On y trouvela même lumière & la même solidité que dans ses commen-taires fut St. Paul: cet écrit est recommandable surtout par laclarté. La meilleure édition des commentaires d ’Estius est cellede Paris en 167-, par les foins d ’Horfiius.

ETHERIUS , prêtre espagnol vers l’an 794 , écrivit deuxlivres contre Elipand , évêque de Tolede , quisoutenoit que J. C.n’étoic que fils adoptif de Dieu.

I. ETIENNE I, Pape, succéda à St. Luce l an LZZ. C’est sousce Pontife que s’éleva la dispute fur la validité du baptêmeconféré par les hérétiques. St. Cyprien soutenoit qu’il ctoit inva-lide ; St. Etienne pensoit au contraire qu’il étoit bon & valide.On doit croire qu'il ne regardent comme tel , que celui quietoit conféré par les hérétiques qui y observoient la même for-me que l’église catholique , & qui baptisoient au nom des troispersonnes divines ; car St. Cyprien auroit eu raison de rejetter lebaptême de certains hérétiques qui en auroient perverti la forme.St. Etienne avoit pour lui le plus grand nombre des églises. Sagrande raison éroit la tradition Sc l’usage où étoit régisse de nepas donner le baptême à ceux è qui les hérétiques l’avoient don-né. Hibil ìnna-vetur nijt qttad tradirum ejb , ut manus itlis impo~uatuur in ptenitemiam. „ Qu’on ne renouvelle rien que ce que„ la tradition nous apprend devoir être renouvelle ; non le bap-,, tême , mais ['imposition des mains pour la pénitence. L’effi-cace du nom de J C. est si grande ,diíoit le pape Etienne, que despaïens mêmes font quelquefois des msacles en son nom. Ondoit juger des sacremens conférés par des hérétiques , commede ceux que dontient des évêques de très mauvaise vie. Ne peut-il point arriver que des évêques errent dans la foi , soient igno-xans» oublient de dire ce qu’il faut ï ( Il est clair, même patce qui fuit - qu’il 11e s’agit pas ici de ce qui est estentiel au sa-crement.) faudra-t’il regarder comme nul un sacrement, dès