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tíuse dans les autres 8c contradictoire presqu’en tous. II détruisitles dépositions de Damis > seul garant des merveilles attribuéesà ce faux prophète. II mit en lumière ses vraies aventures , Sccette réponse parut si solide que personne n’osa la contredire.II. La préparation évangélique en 1 S livres , dont le projet mar-que la beauté de son génie > l’exécution 8c l’étendue de son sa-voir. L’auteur avoit en vue dans cet ouvrage de montrer - pour-quoi les Chrétiens ont rejette la doctrine des Grecs 8c des au-tres Païens , pour s’attacher à celle des Hébreux. 11 remonte pourcela à l’origine de l’idolátrie 5 il trouve son berceau en Egypte ,Sc c'cst delà qu'elle se répandit dans le reste de la terre avecune foule de fables- la plupart formées d’après les vérités de nòsécritures qu’on avoit corrompues. Eusebe en développe toutesles extravagances. En vain on les appuyé fur les oracles : qu’est cedonc que ces oracles ! une chaîne d’impostures , de prestiges,d’ambiguités, de fraudes 8c d'artifices ! Que demandoient-ils Jdes sacrifiées tantôt impurs , tantôt dénaturés , & quelquefoistous les deux ensemble. Que prédisoient-ils 5 rien qui marquâtl’infaillible connoiisance des déterminations futures de la vo-lonté libre. Après- avoir réfuté le paganisme avec autant de forceque de savoir, l’auteur porte ses regards vers la plus anciennedes religions , celle des Hébreux. Ce peuple n'est pas a u rangdes vastes empires , mais il existe depuis l’crigine du monde ; 8cc'est par lui que le monde commence. 11 n’admet point une fou-le de dieux, la plupart ridicules; mais il reconnoît un Dieuéternel , unique, créateur, conservateur , 8c il en a reçu desloix directes. Le ciel lui a marqué fa faveur par d’infignes mira-cles; il compte une fuite nombreuse d’hommes vénérables , àqui l'Etérnel a daigné confier ses seciets. Les témoignagesétrangers déposent en faveur de la vérité de sou histoire.Thcophraste , Ecatée , Cléarque , Kuinemut , Cherile 1 , fíermippe , Abi-dene , Eupolemc , Artapan , Arijlée mettent à ces écrits le der-nier sceau de la certitude humaine. Les livres de ce peuplefont à la fois si anciens 8c si sublimes > que les nations les pluscélébrés, les plus savantes en ont tiré ce que leur philosophiea de plus majestueux 8c de plus vrai. Les idées de Platon furl’origine du monde , fur fa fin , fur l’immortalité'de l’arr.e , sucla nature du vrai bien , sur la résurrection générale des morts,fur la récompense des justes , fur le châtiment des impies , fur leprincipe Si lur Tordre de nos devoirs , ne font que des extraitsinformes 8c grossiers des écritures des Juifs. Ainsi si nous n’etu-brassons point la sagesse des Grecs, c’est que leurs philoftphes >plagiaires de Myst & des prophètes > en ont altéré ia doctrine ;c’est qu’aucune secte ne s’accorde avec elie-même ; c’est ensiuque nous avons l’infaillible révélation de Dieu , 8c que les pré-tendus sages du paganisme n’ont que la parole trompeuse deshommes. IIÍ. La demonjlration évangélique divisée en 20 livres ,dont ii ne nous reste que les dix premiers. Eusebe avoir terrassé