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Tome second.
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gnant tous les actes qu’on appelle de propre industrie & de pro-pre effort. 4 ". S’il faut admettre un état de contemplation , d’oùles attributs absolus & relatifs , d'oìt les personnes divines , d oùJ. C. même présent par la foi se trouvent exclus. Voilà les qua-tre erreurs principales que M- de Aleauxreleve dans le livre desmaximes, & qu’il réfute avec force. Après cet avertissement ,suivent les divers écrits qui forment cinq lettres ou mémoires.Dans le premier, M. de Meaux donne un abrégé des principaleserreurs qu’rl avoit trouvées dans le livre des maximes , Se il faitvoir la nécessité où étoient les évêques d’élever leurs voix danscette occasion. Cet écrit & les íuivans produisirent une querellefort vive entre ces deux illustres prélats ; mais une fois que lePape eut décidé > M. de Cambrai monta en chaire pour condam-ner son livre & publia un mandement pour le proscrire. Il suiviten tout le conseil qu'il avoit donné aux mystiques dans l’avertis-sement, où il parle ainsi : „ Que ceux qui lé sont trompés pour„ le fond de la doctrine , ne le contentent pas de condamner,, ferrent, mais qu’ils avouent savoir crue 5 qu’ils rendent gloire„ à Dieu ; qu’ils 11 ’aient aucune honte d'avoir erré , ce qui est,, le partage naturel de l'homme > 8c qu’ils confessent humble-„ ment leurs erreurs, puifqu’elles ne scrontplus leurs erreurs, dès,, qu’elles seront humblement confessées." Quelques historiens jan-sénistes ont tâché de répandre leur poison fur cette soumission simagnanime. „Les personnes vraiment désintéressées, dìtM.l’abbé„ Kacine , ne furent pas fort édifiées du mandement que M. de„ Fe'nélan publia en cette occasion. On croyoit qu’il ne songeroit„ plus qu'à réparer le scandale qu’il avoit cause à l’égliíë, par„ une rétractation publique de ses erreurs ; mais on n’y trouva,, rien d'approchant ; tout y paroiflbit sec 8c plein de paroles„ vagues , qui pouvoient n’exptimer qu’une soumission extérieure,, 8c forcée. Un homme , disoit-on , qui est forcé de fe soumer-,, tre , ne voyant plus aucun moyen d’échapper , dira fans peine„ tout ce qui est contenu dans ce mandement. On n’y voit rien„ qui marque un sincere repentir. 11 adhete au bref du Pape5 , par déférence ou par nécessité , Sc non pas par persuasion on,, par conviction. 11 fe soumet au jugement du Pape , com-,, me il se soumettoit aux articles d'Issy. C’est un homme„ qui croit qu on lui a fait une injustice qu 11 n’est pas en état„ de repousser , 8c qu’il prend résolution de porter fa croix„ en silence. “ Voilà ce que dit un historien prévenu , maïsles bons esprits , les cœurs sensibles furent pénétres de cette do-cilité, si rare dans un homme de génie. Le Pape & les évêquesl’en félicitèrent ; il n’y eut plus lieu de douter de la simplicitéde fa soumission , lorfqu’il eut fait faire pour l’exposition dnSt. Sacrement un soleil, dont un des anges , qui en étoient lessupports , fouloient aux pieds divers livres hérétiques , fut undeíquels é oit le titre du sien. Heureux les hommes si les héré-siarques s’étoient soumis avec autant de modération que le grand